‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 196 sur 206 · LUCILE DES3I0L'LL\S · texte numérisé non relu

LUCILE DES3I0L'LL\S

les arroser de mes larmes... Es-tu un esprit? qu'est-ce qu'un esprit ?... Sais-jece queje suis?... Tous les jours, je demande qui tu es... Tout le monde me le dit et personne ne lésait... Tu es au-dessus de ce que l'homme appelle offense ; ce mot pour toi ne signifie rien, on ne peut pas t'offenser... P'ais-toi connaître; mais non, c'est en vain que je t'implore, je ne suis pas digne de tes bienfaits ^.. »

Faut-il chercher le commentaire de ces lignes dans cet autre passage écrit un peu plus tard ? 11 les complète du moins et les éclaire. « Nous avons rencontré une procession. Que je les trouve ridicules, ces prêtres, avec leurs psaumes- ! Si j'avais du pouvoir, j'abolirais cette sotte coutume... Qu'elle est basse notre religion, elle est avilie. Quoi ! des hommes !... O que de choses à dire ! Taisez-vous, Lucille Uic)^ laissez les hommes faire ce qu'ils veulent, fermez les yeux sur leursactions. Vous n'avez que faire à eux... »

De telles tirades, je le sais, ne sont pas pour déplaire aux admirateurs de la femme de Camille Desmoulins, et ils s'y arrêteront avec complaisance; pour moi, j'aime mieux la suivre sans plus tarder près de sa mère et l'entendre babiller avec elle. C'était d'ailleurs ce qui lui agréait le plus à elle-même.

Le Journal, mais toujours sans nous élever au-dessus du niveau commun, nous retrace quelques scènes qui

1. Cette page essuuniée se termine par les lignes suivantes, qui rappellent le mot d'IioTdiCe.desuiU in piscetn : « Je quitte la plume et vais me coucher, je meurs d'envie de dormir. J'ai encore envie de composer quel([ue chose; je ne sais ce que je dis, je m'en vais. »

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