‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 26 sur 206 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

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avec les deux premiers, à cette arrestation ; il voulait, de plus, que le nom de Lauzun, nom du régiment dont un détachement favorisait la fuite du roi, fût en exécration dans tout le royaume. M. le président ayant fait la division de ces deux parties, la Société adhéra à la première, et la question préalable dévora la seconde. On demanda, par amendement, qu'on sollicitât en même temps une marque distinctive pour ces généreux citoyens, et qu'on écrivît à tous les trois pour leur témoigner la reconnaissance de la Société >- ; ce qui fut adopté '.

Le club était sur une pente glissante; il ne pouvait s'arrêter. Aussi, deux jours plus tard, un membre fit-il la motion « d'adresser à l'Assemblée nationale une lettre de félicitations sur la sagesse et la fermeté ({u'elle avait montrées » à l'occasion de ces événements. Un autre conseilla de pousser la Constituante à donner (( un décret par lequel il serait statué que les frais causés par cette fuite fussent supportés en totalité par les émigrants et les prêtres réfractaires ». Les A7)iis de la Cunslitulion^ sans même prendre la peine d'examiner si cette dernière proposition était juste, désignèrent quelques-uns d'entre eux « pour rédiger l'adresse qui embrasserait ces deux objets, et arrêtèrent que cette adresse serait envoyée à tous les clubs du royaume- ».

In tel succès enhardit les violents, e(, le l'*" juillet IT'.IJ, un membre, dans un long discours, pressa de réclamer *■ une loi (jui déposât Louis XVI et le déclarât (lecliu (le sa couronne, s'il était constaté par la

ilii lm; juin nul.

ilii -J.S juin 17:i|.

procédure qu'il avait voulu quitter la France; et, dans ce cas, il engageait la Société à profiter de cette occasion pour solliciter une amélioration de gouvernement, la suppression d'une liste civile de :25 millions, en un mot, Tabolition de la royauté parmi les Français < ». Cette affaire vivement débattue et les raisons de part et d'autre entendues, le club, « ne se trouvant pas suffisamment éclairé sur cette motion importante et délicate, arrêta Tajournement de la discussion- ».

Les ennemis de la royauté revinrent à la charge quelques jours plus tard, mais sans plus de succès. On refusa même de délibérer sur une proposition « tendant à obtenir de IWssemblée nationale que les régiments de la nation fussent chargés tour à tour de remplacer les gardes du corps » auprès du prince et de la Constituante^.

Vaincus sur ce point, les violents reprirent peu après leur revanche. Ils emportèrent d'abord l'autorisation « d'écrire à la Société des jacobins et à l'Assemblée nationale pour obtenir l'abolition de la livrée du roi^ » ; puis ils firent adopter deux résolutions fort graves. On décida en effet : 1" que u nos législateurs seraient priés d'établir un comité d'administration pour faire les fonctions du pouvoir exécutif jusqu'à l'âge compétent du dauphin; 2** qu'ils seraient pareillement suppliés de mettre la reine dans l'impuissance de communiquer avec les cours étrangères ■' ».

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