‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 27 sur 206 · Séance du 3 juillet · texte numérisé non relu

Séance du 3 juillet

i. Séance du o juillet 1791.

j. Séance du mardi 12 juillet 1791

En cette môme séance, symptôme plus alarmant encore, le club en vint à dénoncer les défenseurs de la royauté. « La Société, dit le procès-verbal du 12 juillet 1791, n'ayant vu dans la protestation d'un grand nombre de députés à l'Assemblée nationale qu'une coupable opposition à ses décrets, a arrêté de mettre son vœu dans une adresse à nos législateurs pour le renvoi et l'instruction du procès des membres qui s'en sont rendus coupables. »

Une assemblée qui souscrivait à de telles motions était mûre pour applaudir aux mesures révolutionnaires de la Convention. Aussi l'entendons-nous, un an plus tard, proclamer son désir de travailler efficacement à l'établissement de la république ^, mieux encore, féliciter chaleureusement son président qui venait d'accepter avec joie un diplôme d'atOliation à la Société « des ennemis des rois et de la royauté, létablie à Rennes - ».

Ces sentiments d'hostilité à l'égard d'un prince auquel ils n'avaient pas ménagé les protestations de dévouement et d'amour, se manifestèrent plus nettement encore ce même jour, quand un membre lut une « lettre du citoyen Toudur, de Baud, qui, commissaire à la garde de I^ouis le dernier au l'emple, donnait les détails les plus curieux et les plus rassurants sur les précautions prises par la commune de Paris pour rendre vains les projets et les efforts des ennemis de la république •' ».

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