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OÙ se trouvèrent, sur ririvitation antérieure de l'assemblée, tous les corps administratifs, MM. les commissaires du roi, les commandants des troupes et nos braves frères d'armes. A la fin du service, l'oraison funèbre fut prononcée par M. Broust, l'un de nos membres et l'un des secrétaires de la Société '. » Le lendemain, suprême honneur pour Mirabeau, on décida de placer dans la salle des réunions le buste du grand tribun -.
Un an plus tard, l'enthousiasme pour lui avait notablement baissé. Le club écoutait encore, il est vrai, des odes funèbres à la louange de cet orateur; il décidait pareillement d'assister au service anniversaire qui devait se célél)rer à la cathédrale, il y invitait même « nos frères les volontaires, les canonniers et les gendarmes, ainsi que nos chères sœurs les braves citoyennes » ; mais il lui associait dans ses hommages l'inconnu Cérutti, et, « pour donner un exemple du respect que les patriotes doivent aux principes d'égalité et de simplicité décrétés, il arrêtait que le service du législateur Mirabeau ne serait ombré d'aucune pompe étrangère et qu'une seule couronne de cliêne posée sur le mausolée serait l'emblème des vertus civiques de ce principal génie de la liberté ^ ».
Nous sommes loin, on le voit, de l'apothéose de Tannée précédente. C'est que l'étoile de ce destructeur de la royauté pâlissait de plus en plus, que les attaques contre lui se multipliaient, qu'il devenait dangereux