‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 52 sur 206 · S»''.inres du o et du S ui.irs · texte numérisé non relu

S»''.inres du o et du S ui.irs

lité fut sollicitée de déraciner un abus si criant. Elle était en état de comprendre, nous le savons déjà, la délicatesse de sentiments des A)ms de la Constitutiou. Aussi eut-elle à cœur de s'en remettre à la Société même pour apporter les modifications réclamées. Celle-ci, toute joyeuse de ce rôle, prit aussitôt la chose en main, et gracieusement conseillée par les dames citoyennes proposa les changements suivants : la rue des Chanoines devenait rue de l'Égalité; celle des Duchesses, rue de la Bienfaisance; celle du Four-du-Chapilre, rue de la Constitution; celle du Four-du-Duc, rue de la Concorde. Quelques places même reçurent un nom plus conforme au progrès des idées. La place du Marché s'appela place de la Liberté; celle des Lices, place de la Réunion '.

Les officiers municipaux admirèrent-ils l'esprit et l'à-propos des clubistes? On n'en saurait douter. Pourtant, ils ne se hâtèrent point de réaliser leurs géniales modifications: et là Société en fut réduite à réitérer ses prières deux mois plus tard 2.

Par bonheur pour la France, ce zèle ardent ne se dépensait pas uniquement en ces minuties. Les membres de la Société avaient parfois des envolées plus sublimes, des visées plus hautes ; ils étaient notamment toujours en éveil pour deviner et prévenir les dangers qui pouvaient menacer la Constitution. Sur ce sujet, les députations à la mairie se succédaient sans interruption, comme si les clubistes eussent eu le monopole du patriotisme et de la prudence. Tantôt la municipalité était

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