Séance du lu novembre il'Jl
Mais il est temps de voir le club en face d'une autorité plus haute.
Qu'il ait tyrannisé la municipalité et le district, c'est déjà fort exorbitant. Sans doute, il s'arrêta là ; et ces bourgeois inexpérimentés, ces hommes d'Etat improvisés durent sentir qu'aller plus avant serait odieux ou grotesque. Il y aurait erreur à le croire. Les Amis de la Constitution se firent les mentors hargneux et intransigeants de l'administration départementale comme des administrations locales.
C'est d'abord relativement aux intérêts plus généraux de la cité que se manifestent les empiétements des clubistes sur les droits du directoire du Morbihan.
L'attaque du 13 février restait pour ces braves un véritable cauchemar. Les communes voisines de Vannes n'allaient-elles pas reprendre les armes? Les Amis de la Constitution le craignaient. Aussi, comme s'ils eussent été chargés de la défense commune, députent-ils vers le département, afin de le « prier de se joindre à eux pour engager la ville de Lorient à céder des fusils, la pièce de canon amenée de chez le recteur de Saint-Patern, de procurer deux pièces de campagne et de prolonger le plus qu'il sera possible le séjour à Vannes de MM. les artilleurs, à l'effet de former des parties des gardes nationales une compagnie de canonniers ' ». Le lendemain, pour rendre les troupes plus sûres, la Société, à l'unanimité et par