Séance clu 14 février
acclamation, décide de demander aux mêmes autorités, en faveur des bataillons de ligne, « un supplément de paie de trois francs par jour depuis leur départ de Lorient jusques et y compris le jour de leur retour^ ».
Cette touchante sollicitude s'étendit bientôt encore, et les gendarmes eux-mêmes en sentirent les effets. C'est ainsi que, dans la séance du 15 mai 1791, on demanda par députation au département de hâter les nominations en cette troupe d'élite; qu'un peu plus tard on priait ces mêmes administrateurs de porter à un grade plus élevé un fidèle soldat de ce corps que de bons patriotes appuyaient chaudement-.
A côté des gendarmes, les simples citoyens : sur eux aussi s'épand la bonté d'àme des clubistes; ce qui leur fournit une occasion de nouveaux actes d'ingérence inconstitutionnelle. Nous les voyons, sur l'initiative des dames citoyennes, inviter les membres du directoire du Morbihan à procurer du travail aux indigents, leur recommander un infortuné « que les circonstances présentes mettaient hors d'état de gagner sa vie », un déserteur u détenu depuis plus de cinq mois dans les prisons de la ville où il pourrissait^ ». Ce même jour, 21 février 17131, ils « chargèrent encore deux membres de la Société daller deux fois par mois visiter les prisons à leifet de vérifier le genre de délit de ceux qui y seraient détenus et d'en faire poursuivre les jugements'», proclamant ainsi sans ambages qu'à leurs yeux les autorités départementales ne remplis-