Séance du 11 septembre HOl
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égal de juges pris dans les divers grades <. Dans la suite enfin, pour inculquer plus sûrement Tesprit d'égalité qui devait régner dans l'armée, dût la discipline en soulTrir, un clubiste « donna lecture d'un projet d'adresse à l'Assemblée nationale, tendant à supprimer le salut militaire d'usage dans les garnisons » ; ce qui fut, on le devine, agréé sans difficulté-.
Les chefs, s'il faut en juger parles requêtes adressées à Paris, jouissaient d'une moindre faveur auprès des cluhistes. Non contents, en effet, déconseiller qu'on se montrât sévère dans le choix qu'on en faisait, ceux-ci demandèrent à l'Assemblée un décret qui forçat les officiers à « rejoindre promptement leurs corps respectifs et à prononcer devant les municipalités des lieux de leurs garnisons et à la tète de leurs troupes, le serment d'être fidèles à la nation, à la loi et au roi, de se conformer en tout à la discipline et de ne jamais porter les armes contre leurs concitoyens qu'ils ne fussent légah^ment requis par les corps administratifs "^ ».
C'est encore la défiance envers les chefs qui perce dans la pétition suivante envoyée aux représentants. On voulait « que les militaires qui, aux approches du li juillet de chaque année, devaient obtenir la croix de Saint-Louis, fussent réunis, au jour de la fédération », à la maison commune, où ils prêteraient serment entre les mains des membres des municipalités, en présence des corps constitués et des troupes nationales et de ligne. On demandait, en outre, « que