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:i. Sé;uirc du 2 avril M'H .
ceux qui la recevraient dans un autre temps que celui précédemment désigné, ne pussent l'obtenir qu'en présence de la municipalité du lieu ' ».
Cette défiance apparaît plus outrageante dans l'adhésion enthousiaste à une requête du club de Brest réclamant de l'Assemblée nationale le licenciement des officiers de marine, coupables sans doute de ne pas fraterniser avec l'écume de la ville - ; surtout dans « une adresse à la Convention tendant à ce que les généraux de nos armées navales n'y fussent employés qu'autant qu'ils seraient munis d'un certificat des ports où ils auraient servi depuis la Révolution^ ».
Il serait facile de multiplier les exemples de cette ingérence singulière de quelques clubistes provinciaux dans les affaires de la nation entière. Nous les verrions donnant aux représentants du pays des conseils sur le licenciement des troupes, la suppression des régisseurs, directeurs et inspecteurs des douanes, l'abolition des livrées que dans certains régiments les tambours portaient encore, la prompte organisation de la gendarmerie, le choix des fonctionnaires, des généraux, la surveillance des assemblées primaires, les droits de timbre, la diminution du nombre des districts, les qualités requises des juges de paix. D'autres fois nous les entendrions indiquer sans gène à ces mêmes représentants ce que demande d'eux l'intérêt de Tl^tat, dans quelles circonstances, par exemple, ils peuvent permettre le maintien d'ambassadeurs auprès des puissances étrangères, ou mieux encore leur signifier qu'ils