‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 68 sur 206 · Staïue du 2.j se[)leinbre · texte numérisé non relu

Staïue du 2.j se[)leinbre

'1. Cf. séance <lu '6 juillet 11!)1.

gères, les priant d'exiger réparation de cette injure'.

Quelques jours auparavant ils ne s'étaient guère montrés moins étrangement présomptueux. Ce n'étaient plus uniquement leurs concitoyens qui profitaient de leur sollicitude; les peuples voisins avaient part, eux aussi, à leurs soins fraternels. Le procès-verbal du 27 septembre 1791 nous révèle ce fait curieux. Un membre, y lisons-nous, est mon^ à la tribune et a dit qu'il importait à la France et au <« peuple allemand de lui faire passer l'état de notre constitution militaire, qu'il fallait à double motif nommer des interprètes et les choisir en assurance parmi les soldats patriotes du régiment de Walsh; cette motion ayant été bien accueillie, M. le président a prié messieurs du régiment de Walsh de continuer leur correspondance avec les soldats allemands et de les instruire de la constitution militaire française - ».

N'est-ce pas touchant ?

Ces cœurs généreux, toutefois, n'avaient pas de la sorte suffisamment épanché le trop-plein de leur bienveillance universelle. Ils firent donc proposer « à nos frères de Jersey une union et fédération ^ », n'hésitant

1. Séance du 22 novembre 1791. — Un peu plus tard, un fait analogue se reproduisit : « Une partie de la garnison française ayant été massacrée à Francfort, les clubistes de Vannes, à cette nouvelle, décident d'envoyer << une adresse à la Convention nationale pour demander qu une vengeance éclatante soit tirée de cette atrocité. » Séance du 2 décembre 1*92.

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