‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 69 sur 206 · Séance du '21 septembre · texte numérisé non relu

Séance du '21 septembre

3. Séance du 18 août 1791. — Ce vent doutrecuidanle folie ne souftla pas seulement sur Vannes. Etlectivement. l'un des membres du club de Poitiers, énumérant dans un long mémoire justificatif ses actes de républicanisme, écrivait : « Je trouvai le secret de faire parvenir aux Anglais des correspondances propres

96 FRATLKMTÉ RÉVOLUTIONNAIRE

pas à croire que là, pour ces étrangers, serait une source al)ondante de lumière et de Ijonheur.

Ce fut sans doute une compensation, minime, il est vrai, de Téchec subi par un membre du club, qui avait inutilement pressé de conclure une alliance fraternelle avec lesliljres Anglais et avait eu la poignante douleur de voir ajourner cette motion humanitaire K

Si je voulais être complet, je devrais, avant de terminer cette esquisse, signaler encore, comme spécimens, quelques actes d'ingérence du clul) de Vannes vis-à-vis des divers ministres, des commandants de nos armées-, de Tévêque constitutionnel du Morliihan. Mais j'en ai dit assez pour faire au moins entrevoir la vraie physionomie de cette singulière société.

De ce qui précède se dégage, me semble-t-il, une conclusion indéniable : les administrations locales, soumises à une surveillance de tous les instants, assaillies de récriminations et de conseils, d'injonctions et de menaces, toujours sous le coup de blâmes, de révocations et d'emprisonnements, courbaient la tête par crainte et lâcheté devant les clubs locaux, comme

;i nous allaclicr les pati'ioles de l'Anglelerrc. » Archives nalionrilt's. \\\ 'idt;, ;);î7, :^ partie, p. 7:5, — (Juel iiiallieiir quii n'ait p:is réussi !

Page 1