Seanees des H, 22 el 24 seplemi)re HUl
2. < I.a Société a arrêté (|u'il serait écrit aux elul>s de Urest, Morl.iix et Quiui[)er pour les prier de veiller à ee (|ne M. Toustain. coiMMiandaut l.i 13' division uiililaire. exécute prompteinent lartirle de l.i loi (jui a r.ipport au refus de serment de six ofliricrs du réfziment «i-devant Houerjjue. » ;> juillet \1\H.
d'ailleurs les représentants du pays devant ceux de Paris. C'était donc, du haut en ]jas de Féchelle, Toppression de lamajorité par une turbulente et audacieuse minorité, la mainmise des violents sur le pouvoir ; c'était le règne de l'espionnage et de la peur, de l'arbitraire et de l'illégalité, le tout évidemment caché sous des formules sonores et creuses, des protestations hypocrites.
Si l'on veut savoir, au surplus, jusqu'à quel pointées hommes, qui sans cesse se réclamaient de la loi et s'instituaient eux-mêmes les gardiens incorruptibles de la loi, se mettaient à Taise, quand leurs intérêts le demandaient, vis-à-vis de ses prescriptions les plus formelles, qu'on lise l'extrait suivant tiré des registres de la Société de Vannes. Le 29 septembre 1793, un membre parlait en ces termes plus suggestifs qu'élégants : « Frères et amis, depuis longtemps il eut été à désirer que dans cette ville il fût organisé un comité de surveillance, ^lais la municipalité a reconnu comme nous l'impossibilité défaire ntjmmer les douze membres, qui doivent le composer, par une assemblée primaire aussi nombreuse que Texigela loi, puisque cette assemblée, en raison de la population de ce canton, devrait être de plus de huit cents personnes ; et certes alors le plus grand nombre se trouverait être de ceux bien connus pour aimer peu la Révolution, puisque le nombre de ceux qui assistent ordinairement à ces sortes d'assemblées s'élève à peine à trois cents. Mais si cependant les malintentionnés pour cette fois s'y présentaient, nul doute qu'ils choisissent pour membres du comité des gens qui leur seraient parfaitementdévoués. Pour parer à ce grave inconvénient, je propose (jue Tasseml)lée
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envoie un message vers la municipalité et les autres autorités constituées inviter cette première pour, de concert avec elles toutes réunies, faire la convocation d'uneassembléeprimaireoù seraient sculementappelés: 1° tous ceux qui ont voté à cette même réunion (tenue) pour délibérer si oui ou non la constitution serait acceptée (vous savez qu'elle le fut unanimement); 2'' les fonctionnaires publics appelés dans ce moment hors la commune par les devoirs de leur état ; '.V' les grenadiers de notre garde (nationale), lors de service sur la route aux postes d'Ambon et de Sarzeau '. »
Cette motion inconstitutionnelle et lii)erticide fut adoptée par le clul) à l'unanimité-. Portée à la municipalité et aux corps constitués, elle reçut un semblable accueil. On put donc procéder sans retard à la formation du comité de surveillance. Douze noms sortirent des urnes, le plus favorisé avec 88 voix, le moins avec 39 sur 800 inscrits et 1()9 votants •'. VA ces élus d'une minorité dérisoire allaient décider de la liberté, souvent de la vie des habitants d'une ville de 12 000 âmes et de plusieurs communes environnantes; ils allaient le faire au nom des droits qu'ils tenaient du suffrage universel et de la confiance de leurs concitoyens, comme on ne manquerait pas de le répéter ' !
1. Archives nationales, AKn. 2'JS. plat|uelte :2:io6. pièce 6.