‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 78 sur 206 · St'aiice (lu 11 novembre 1 "'.M · texte numérisé non relu

St'aiice (lu 11 novembre 1 "'.M

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tion '. Bien plus, dans la crainte que le département ne se rendît pas à leur sollicitation, les Amis de la Constitution chargèrent quelques-uns d'entre eux d'aller tout voir de leurs propres yeux et d'informer la Société de ce qui se serait passé '.

Ce même jour, le club fut prévenu d'un autre danger fort menaçant pour l'État : on apprenait qu'une quête allait se faire à Vannes. Cet abus, on le conçoit, ne pouvait se tolérer. La municipalité fut donc avertie et priée d'arrêter les mesures utiles en si périlleuse occurrence -.

Tout cela était bien étrange : ce qui suit semble l'être encore davantage. La Société entendit, le 27 août 1791, la dénonciation d'un de nos frères de Belle-Isle-en- Mer, contre le recteur du Palais, dans la ville de ce nom. Il l'accusait d'avoir accordé, lors d'un mariage récent, dispense de deux bans sans le consentement de l'évêque constitutionnel ; « d'avoir pris et donné aux parties contractantes toutes les qualités futiles et imaginaires usitées dans l'ancien régime ». Un autre membre annonça également qu'un semblable délit avait été commis à Sarzeau ^.

Sur ces effrayantes révélations, un frère proposa de signaler le recteur susdit de Belle-Isle au tribunal criminel ; « et l'assemblée arrêta que l'extrait du procès-verbal serait envoyé à l'accusateur du district d'Auray et pareille copie à la Société des Amis de la Constitution de la même ville ' ».

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