Séance du 27 août
108 FMATERNITÉ RÉVOLUTIONNAIRE
De telles dénonciations furent complétées par d'autres non moins singulières. Des religieuses s'étaient permis de procéder à leurs élections sans la présence d'un officier municipal. Dans un temps où Ton avait sans cesse à la bouche le mot de liberté, cet acte inoffensif et si naturel fut tenu pour une criante insubordination. Le club pria les pouvoirs publics de la réprimer sévèrement, sous peine aux récidivistes de se voir séparées de leurs sœurs et placées en d'autres couvents '. Une autre fois, informé que quelques personnes ne se soumettaient pas à la ridicule proclamation de la municipalité relativement au baptême des enfants -, il décida d'en prévenir l'accusateur public. I^nfin, le recteur de Saint-Salomon ayant avancé le temps de la communion pascale, le procureur-syndic du district fut invité à faire tout ce qui serait en son pouvoir alin d'en découvrir les raisons et savoir en même temps « d'où lui étaient venus les prétendus ordres de ce qu'il appelait \e seul et lef/f'fime cvcque ^ ».
L'attention des clubistes toutefois n'était pas tellement absorbée par le soin de surveiller le culte et SOS moindres cérémonies, qu'ils perdissent de vue la personne même des insermentés. Sur eux, spéciale-