‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 80 sur 206 · ScaïKT ilii ', avril · texte numérisé non relu

ScaïKT ilii ', avril

ment, ils avaient les yeux toujours ouverts, avec quelle tendre sympathie, nous le verrons !

C'est d'abord de Févêque légitime, M^"" Amelot, qu'ils s'occupent. Effrayé des dangers qu'il courait, ce prélat avait dû, après avoir tenu tête à l'orage pendant près de deux ans, chercher son salut dans la fuite. A cette nouvelle, le club s'émut. 11 commença par prier le département de pourvoir au remplacement du fugitif, ainsi que des autres fonctionnaires publics qui avaient refusé le serment '. Mais bientôt cette punition parut insuffisante à ces hommes dont les excitations révolutionnaires avaient contribué à jeter des prêtres irréprochables dans la dure nécessité de la désobéissance. L'ordre du jour ayant ramené la discussion « sur la motion d'un de nos frères de Lorient tendant à savoir si la Société dénoncerait à l'accusateur public M. l'évêque et autres fonctionnaires publics suspectés de sétre coalisés pour abandonner à la fois les troupeaux qui leur étaient confiés et les avoir ahando}inés sans en prévenir les corps administratifs^ l'assemblée, par assis et levé, arrêta qu'on les dénoncerait (pour ce crime) et que MM. les secrétaires prieraient M. l'accusateur public de les poursuivre avec toute la célérité que lui prescrivent les lois 2 ».

Ce devoir accompli, la noble tâche des Amis de la

1. Séance du IG février 1791. — A celte date. M'"' Amelot était caché à Vannes, ilentré en son palais épiscopal six jours plus tard, 22 février, il fut saisi le 2^ du même mois et conduit à Paris comme un criminel. Ce fut en octobre seulement quil quitta la France. Cf. Tresvaux du Fraval, Histoire de la pevséculion révolu lionmi ire en Brelagne, T, 19.j et tUG.

Page 1