‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 93 sur 206 · Si'.ince (lu "23 avril · texte numérisé non relu

Si'.ince (lu "23 avril

2. INuir stimuler les dénoncialeurs el activer la persécution, le du!» (ifcida d'ouvrir un registre d'iionueur « où cliacjue citoyen vietulrait inscrire ce qu'il obtiendrait contre quelques-uns des l)rrtres » insermentés. Cf. séance du 20 mai 1792.

:i. Séance du 27 avril il'J'3.

i. Séance du lo décembre 1792.

quatre ou six jours, pendant lequel ils auraient la faculté de se présenter eux-mêmes aux municipalités en demandant à se conformer à la loi qui ordonne leur déportation, sinon, et après le délai passé, qu'il soit fait une fouille générale par la force armée dans toutes les communes où Ton soupçonnerait qu'il y en aurait de cachés.

(( 2'" Que tout prêtre insermenté qui serait arrêté soit traité comme les émigrés rentrés, et puni de mort.

« 3° Que les communes dans le ressort desquelles le prêtre serait arrêté soient condamnées à une amende de deux mille livres qui seraient partagées entre le dénonciateur et ceux qui concourraient à l'arrestation.

'( 4° Que les biens de tous ceux qui, depuis la proclamation susdite, auraient eu connaissance de la retraite d'un prêtre insermenté ou qui lui auraient donné un asile, soient confisqués au profit delà nation.

« 5° Enfin, que les religieuses qui, regrettant les chaînes qu'elles s'étaient données..., n'ont pas sorti librement et volontairement de leurs couvents, soient renfermées jusqu'à la paix comme personne suspectes '. »

Il semble vraiment superflu de mettre en relief tout ce qu'il y a d'odieux dans une pareille conduite : les faits déjà cités ne sont que trop tristement éloquents. Notons donc seulement que la plupart des mesures tyranniques et sanguinaires décrétées par la Convention contre les prêtres insermentés avaient été sollicitées, parfois à plusieurs reprises, par le club de Vannes, et vraisemblablement par les sociétés similaires répan-

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