‹ Fraternité révolutionnaire; études et récits d'après des documents inéditsChapitre 95 sur 206 · Séance du mercredi 23 février · texte numérisé non relu

Séance du mercredi 23 février

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8 mars 1791. Un membre, lisons-nsus dans le procèpverbal, demanda qu'on envoyât « une pétition à toutes les municipalités du département, pour les prier d'écrire aux ci-devant seigneurs qui portent le nom de leurs villes, bourgades et bourgs ou villages, qu'ils aient à y renoncer, et de changer ce nom si elles le tiennent des ci-devant seigneurs" ». Cette l'ois, pourtant, le bon sens triompha, et la proposition fut ajournée. Ce ne fut là qu'une courte éclaircie ; les clubistes revinrent bientôt à la plus sotte intolérance.

f.es A'jnis de la Constitution s'associaient pour saper l'ancien état de choses, et certes ils eussent rempli la France de leurs cris, si le pouvoir s'était permis de leur contester ce droit: mais ils n'entendaient pas qu'à leur ligue on opposât une autre ligue. Ils dénonçaient donc avec fureur, sans doute au nom de Tégalité, la formation d'une Société des A/nis de la mona7'c]ne'\ ils poursuivaient et signalaient à tous les clubs circonvoisins le comte de Gamaches, coupable de ne pas s'incliner devant la tyrannie des frères de Brest ^.

Ces mesures ne sont rien pourtant devant celles applaudies le 25 juin 1791, mesures d'ailleurs qui n'atteignaient plus seulement les nobles. I.es clubistes euxmêmes en sentirent la gravité. Aussi fut-il décidé « que les citoyens, une fois entrés (dans la salle de réunion), ne pourraient sortir qu'à la fin de la séance », les militair(^s de garde seuls exceptés'". Après diverses motions, en effet, « un membre demanda la priorité pour

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