‹ Frédéric II, Catherine, et le partage de la Pologne; d'après des documens authentiquesChapitre 3 sur 45 · DEUXIEME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE

Frédéric II ou la Solution.

Tâche que Frédéric s'est hii-même imposée, — Il a en vue deux acquisitions principales: la Silésie et la Prusse occidentale. — La mort d'Elisabeth le sauve de sa ruine. — Pierre III conclut un traité avec lui. — Frédéric y dépose le germe de la future acquisition de la Prusse occidentale. — Bases de son plan. — Les articles secrets du traité. — Deux sont proposés par Pierre, et deux par Frédéric. — Avènement au trône de Catherine IL — Epuisement des puissances. — Ca. therine a le choix d'une alliance. — En conclut une avec Frédéric. — Politique de ce dernier. — Il fait insérer des conditions du traité précédent conclu avec Pierre et désavantageuses aux Polonais. — Preuves: d'abord l'article concernant le maintien de la constitution afîaiblissante. — Ses paroles au général Gadomsky. — Sa réponse au Général Mokranowsky. — Conduite de son Ambassadeur Rexin à Constantinople, et plaintes de la Eussie sur son compte. — Singulière excuse de Frédéric. — Entretien du Eoi avec Saldern, dans lequel le Roi exprime son opinion, — Note fulminante du Roi à Petersbourg, contre l'établissement d'un conseil permanent en Pologne. — C'est aussi Frédéric, qui le premier met la question des Dissidens sur le tapis, et cherche à gagner l'Impératrice Catherine à cette cause. — Note de son Ambassadeur, le Comte de Solms à Petersbourg. — L'Impératrice Catherine intervient activement en faveur des Dissidens. — Kôle équivoque de Frédéric. —

Troubles qui en sont le résultat en Pologne. — Mesures violentes de Repnin, — Confédération de Ear. — Choiseul attise le feu de la guerre contre les Russes. — Frédéric décline une coopération décisive pour les dissidens, et laisse l'Impératrice seule devant la difficulté. — Sa politique déjà devinée et signalée de son temps. — Interprétation de Sulkowsky. — De Lord Stormont. — Entrevue de Frédéric avec l'Empereur Joseph à Neisse. — Son jugement sur l'Empereur. — Succès des Russes contre les Turcs. — Inquiétude de Frédéric. — Même inquiétude à Vienne. — Conférence de Neustadt. — Il n'y fut pas concerté de partage. — Tentatives de Frédéric pour amener le démembrement de la Pologne. — Le Prince Henri à Pétersbourg. — Il insiste sur un entretien politique avec l'Impératrice. — Il cherche à sonder l'Impératrice au sujet d'un partage de la Pologne. — Catherine ne s'y montre pas très favorable. — Frédéric revient à la charge avec une proposition formelle. — Délais du côté de la Russie, et pas de réponse. — Le Roi demande presque avec menace, une décision. — La position de l'Impératrice l'oblige à céder. — Les négociations commencent en Mai 1771 et finissent par la conclusion du traité de partage, le 5 Août 1772. — Le partage de la Pologne fut-il un forfait inouï, comme les Polonais et les Français l'ont crié? — Ce ne fut pas inouï. Les Polonais ont agi de la même manière, et se sont approprié des provinces russes. — Duel de plusieurs siècles entre la Russie et la Pologne. — Et les Français sous Louis XIV et Napoléon n'ont pas non plus agi autrement. — Les droits des Polonais sur les provinces qui leur furent enlevées n'étaient pas plus fondés, que ceux de leurs adversaires. — Dans la vie politique, la stricte observance du droit n'est pas toujours

possible, et le salut des peuples a aussi ses droits. — La raison doit être ici le juge suprême. — Dans la vie des états, celui qui ne sait pas défendre et conserver son indépendance ne mérite pas de la posséder. — La nation polonaise avait tous les moyens d'être forte et indépendante, et elle périt, par son propre égoïsme, par la discorde, les vices, et la corruption.

Document A. Traité d'Alliance entre Pierre III et Frédéric II, du 8 Juin 1762. (.Jusqu'ici inédit.)

Supplément.

FRÉDÉFJC IL, CATHERINE

LE PAHTAriE DE LA POLOGiNE

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