‹ Frédéric II et Louis XV, d'après des documents nouveaux 1742-1744. Par le deuc de BroglieChapitre 43 sur 48 · M. Van Hoe · texte numérisé non relu

M. Van Hoe

faire usage. J'apprends qu'on vous a rendu la lettre et que vous n'avez pas reçu le livre. Permettez que je vous l'envoie comme un hommage que je rends au sage plus qu'au ministre.

Mon correspondant m'écrit de temps en temps et continuera pendant Ja campagne. Le hasard peut faire qu'il donne quelques avis importants. Je lui ai retranché les inutiles dépêches de l'orateur hollandais qui dit rarement ce qu'il faut dire et qui vous fait toujours dire ce que vous n'avez pas dit. Le correspondant m'assure que les états de Hollande et de West-Frise sont dans la ferme résolution devons envoyer un homme de confiance pour parvenir au grand but de la paix si souhaitée, que mon ami Van Haren et les Bentink et les Fagel ne s'opposenl pas h celle généreuse résolution dont vous êtes sans doute instruit. Le pensionnaire d'Amsterdam a avoué, il v a quinze jours que sa province doit plus de 'M) millions de nos livres. C'esl sur quoi vous pouvez compter, Monseigneur, et c'est ce qui rend très vraisemblable l'inclinaison à la paix, malgré l'influence exercée par le minisire anglais. Tâchez que je puisse mettre un peu d'allusion pour vous dans les divertissements que je fais pour le mariage de M. le Daupbin. Ce serait bien le plus ban (sic) de la fête.

Je vous supplie en atlendant de daigner vous souvenir îles petits services que j'ai rendus ou voulu rendre. Je puis assurer, sans vanité, que j'ai été assez heureux pour rendre la personne plus respectable au roi de Prusse et j'en ai les preuves par écrit. Je demande seulement que vous daigniez l'instruire de mon zèle. Je demande qu'il sache que ce zèle me fait renoncer à douze mille francs de pension et à une maison toute meublée que le roi de Prusse me donne à Berlin. Le seul prix de ce sacrifice

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est <jue S. M. en soit informée, je ne demande même point d'autre récompense. .Mais je vous supplie, Monseigneur, de me donner celle-là, et de vouloir bien me renvoyer la lettre du roi de Prusse qui était dans le paquet que j'eus l'honneur de vous adresser en partant de Paris et qui vous a été rendue trop tard. Je suis, avec le plus grand respect et l'attachement inviolable, votre 1res humble et très obéissant serviteur.

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