FRÉDÉRIC II ET MARIE-THËBÈSE
M manège et que, le lendemcûn, quand il 1m demanda de nouveau avec hauteur : « Efi bien, quand remettez- vous la ville de Glatz entre mes mains? — Mais, sire, lui répondit l'ambassadeur, je croyais d^s hier l'avoir mise à vos pieds. » Frédéric aoiirit et, pour ce jour-là, fut désarmé. Mais, dfes le lendemain, c'étaient de nouveaux prétextes pour de nouvelles colères. Valori avait trop bien appris, aux dépens de son repos, à quel caractère ii avait affaire pour prendre longtemps au sérieux ces emportements et pour ne pas se mettre en devoir de chercher quel calcul se cachait derrière la passion.
L'idée que tous ces griefs imaginaires n'avaient d'autre but que de préparer la voie & une rupture et de justifier un manque de foi se présentait tout naturellement, et, quelque pénible qu'il dût lui paraître de se déjuger, du blanc au noir, à quinze jours de distance, dès le 7 octobre, il écrivait déjà à Belle-Isle en lui racontant sa désagréable surprise : u Ne penseriez-vous pas, monseigneur, que le changement d'avis et de dispositions du roi de Prusse sur la cession de Glatz est le commencement