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nant, surtout pour le niaréehal. Aprài It Iseture du document, auquel il ne fit aucuna abjection, il s'assit et resta prfes de deux heures h causer sur le ton de l'intimité. Rien n'égalait, disait-il, son contentement de voir la reine et le grand-duc, qu'il avait toujours aimés, se relâcher enfin de leur obstination; sani cela, à la vérité, il les aurait poursuivis à outrance. Hais maintenant il était trës ému de leur malheur et no demandait pas mieux que de leur rendre tous les services. ïjareine avait-elle besoin d'argent? il pouvait mettre S0,000 écus k sa disposition pour l'aider k passer l'hiver. Puis il s'entretint avec Neipperg de la campagne que l'armée autrichienne allait avoir k faire en Bohème, et lui donna ses conseils sur la manière de la Donduire. « Réunisseï toutes vos troupes, répétait-'il; puis frappez fort, avant qu'on ait pu vous frapper vous-mènie. » — a Au cas ou Neipperg serait heureux (dit lord Hyndfort, qu'il faut ici citer textuellement, tant un lecteur eandide aura de peine h en croira même ses yeux), il donna k entendre qu'il se mettrait du côté de la reine ; maia, si elle était ancoro mal-
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heureuse, il faudrait bien qu'il peneftt à luiinftme. » Neipperg, ayant alors mis la conver- Bation sur l'élection future, Frédéric ât observer qu'ayant engagé sa voix à l'électeur de Bavièpe, il ne pouvait la retirer immédiatement; mais il dépendait de l'archevêque de Mayence de traîner la chose en longueur et de lui laisser ainsi le temps de se rendre libre. Avant de sortir, il s'épuisa eu recommandations sur la nécessité de garder le secret. « C'est Valori surtout qu'il faut tromper, » disait-il, et il dicta à peu prbs les termes de la lettre que lord Hyndfort devait loi écrire pour se plaindre d'être écondult. « On m'apportera, ajouta-t-îl, cette lettre pendant le louper ; j'aurai fait mettre Valori à côté de moi et je la lui montrerai '. »
Pour la complète édification du lecteur, et Aussi pour la pleine intelligence des caractères,
1. BAÛmer, Beitrage xw neuen Geschichte {toc. ei(.). — Cet Écrivain a. en communt cation dp.a d*p6chea de lord Hyndfort et Isa cita tai(ilB)tert)Bat. La damier narrateur d» la campagne de Sllêsie, H. GrûnliageD, archiviste de Breslan, dapa un onrpagfl réoent, ajoute à ce récit des extraits du mémorandiun adresse par Neipperg à la reine de Hongrie à la suite de lu (uintôri<DCB. Il q'j a entre les danx récita bucdhb différeiice importante. (GrOntoyan. 1 1, p. If^S.)
lOi PRËDËHIC II ET HARIE-ÎHËRÈSE
il n'est peut-être pas sans intérêt de rapprocher du récit qu'on vient de' lire ce passage d'une lettre confidentielle écrite le même jour, 9 octobre, par le brave et honnête électeur, de son quartier général, au maréchal de Belle-Isle : « Ilfaut certainement, mon chermaréchal, rendre justice au roi de Prusse; on ne saurait, comme vous le dites, agir avec plus de franchise et de bonne foi qu'il ne fait, de façon qu'il est bien juste qu'on agisse aussi de même de notre part. En conséquence de quoi vous avez très bien ■fait de lui communiquer sur-le-champ les captieuses propositions de la reine. Je n'ai pas eu de peine à en démasquer la fausseté, et M. le cardinal jugeait très bien, croyant que c'est encore un coup d'essai k leur façon pour jeter de la méfiance entre le roi de Prusse et moi. Mais nous nous renvoyons la balle, de façon que nous prendrons toujours notre brigue ensemble, et, sous la puissante protection du roi, rien au monde ne sera capable de nous séparer '. »
Comme, malgré les précautions prises, on va