‹ Frédéric II et Marie-Thérèse d'après des documents nouveaux, 1740-1742Chapitre 25 sur 53 · Frédéric k Bolte-Iele, 30 noY., 9 décembre lltl. {Pol · texte numérisé non relu

Frédéric k Bolte-Iele, 30 noY., 9 décembre lltl. {Pol

Corr., t. I, p. US). — Beiie-lsie à Amelot, 13 décembre 1141. [CorrttpondoKt tU Erutit. Minutera des affaire» étran-

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avec la reine de Hongrie. « Je vous défie, disaitil, de me montrer un écrit de moi qui le [vouve, même on papier grand coomie la main. » Et, comme Valori lui rappelait, avec un sourire de méfiaoce, lasoumissiondelaTillede Neisse: — « Et TOUS, dit-il, ne venez-vous pas d'entrer à Prague sans résistance et ne pourrais-je pas dire à mon tour que vous vous entendez avec la reine? » — Puis, h dîner, il porta le premier la santé du nouveau roi de Bohème, et, entendant prononcer devant lui le nom de lord Hyndfort : u Voulez-vous, dit-il, que nous rompions tout de saite la neutralité promise au roi d'Angleterre? Je suis votre homme, fat un vieux dogue à lâcher contre ce roi. » — « Yous vous souviendrez bien, monseigneur, écrivait Valori en transmettant àBelle-Isle cette étrange proposition, que ce prince vous a dit que tout était anglais chez lui, et j'ai eu lieu de m'apercevoir qu'on n'y était pas Français *. »

Mais tout cela n'était rien encore auprfes des démonstrations de tendresse et de loyauté en-

1. Valori à Amelot et à Belle-Tsie, 3 déc. ITtl. {Caireipon. âanct ie Prusse. MiulaUre det affairei étrangârei.)

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voyées par la poste à Versailles. Comment le cardinal avùt-il pu douter de la sincérité de son plus fidèle allié? — « L'artifice que la cour de Vienne a employé pour nous désunir, écrivait Frédéric le 3 décembre, est d'autant plus grossier, qu'il est visible et qu'il saute aux yeux des moins politiques que je ne pourrais faire de démarche plus contraire à ma gloire et à mes intérêts que de faire une paix plfttrée avec mes ennemis, qui conserveraient naturellement le levain dans leur cœur contre moi, qu'ils regardent comme l'auteur de leurs infortunes... Le voisinage de l'électeur de Bavifere me convient beaucoup mieux que celui des Autrichiens, avec lesquels je ne saurais vivre en sûreté et auxquels je puis dire avec Cicéron : « Non, Catilina, vous « ne vivrez point dans l'endroit où je suis. Fuyez, «Catilina; il faut que des murs nous séparent...» .i. Les vrais principes politiques de ma maison demandent qu'elle soit étroitement unie avec la France, puisque, moyennantcette union, le rôle que nous jouons en Europe est infiniment plu» beau que celui que nous jouerions à la suite de l'Angleterre et de la Hollande... Mais je nç

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