‹ Frédéric II et Marie-Thérèse d'après des documents nouveaux, 1740-1742Chapitre 5 sur 53 · MARIE-THÉBÊSE EN HONGRIE · texte numérisé non relu

MARIE-THÉBÊSE EN HONGRIE

Leu^411e, sut faire observer à toute l'armée envahissante. Le passage du Rhin une fois opéré sans difficulté par les soins du maréchal de Broglie, qui commandait à Strasbourg, il fallait encore, pour atteindre ta Bavière, traverser les territoires de beaucoup de petits souverains, auxquels on ne demandait que ce qu'on appelât, dans la langue diplomatique du temps, le passage inoffensif {iraîisilus ijinoxius). Celte épithète, d'ordinaire assez peu justifiée, fut celte fois une vérité. Les soldats furent astreints non seulement à n'exercer ni vexation ni pillage chez les habitants, mais à payer généreusement tout ce qu'ils réclamaient pour leur subsistance. Ce fui une surprise et un charme pour ces populations, qui se trouvaient ainsi profiter, au lieu de souffrir, du passage de l'étranger; vendant leurs denrées à des prix inespérés, elles s'empressaient de les apporter : « Nous avons abondance et afHuence de tout (écrivait Maurice de Saxe, tout joyeux d'être placé à la tête d'une des divisions de l'armée) ; les paysans nous apportent même des lapins domestiques de toutes les couleurs, parce qu'ils savent que les Français en

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