Pol, Corr,f t. I, p. 74 et 8uW
un bien dont je méconnais l'usage ; si je m'en prévaux, on dira que j'ai l'habileté de me servir de la supériorité que j'ai sur mes voisins *. » Podewils ne comprenant pas ou feignant de ne pas comprendre, force fut bien de s'expliquer plus clairement dans une note autographe terminée par ces mots : « Je conclus qu'il faut, avant l'hiver, s'emparer de la Silésie, ' et négocier l'hiver... En agissant autrement, nous nous mettons hors de nos avantages ^ »
Il faut rendre justice au prudent ministre ; ridée de recourir aux armes dès le premier jour et de mettre un si gros enjeu du premier coup à la loterie l'épouvanta, et, la peur éveillant ses scrupules, les droits de la couronne de Brande-bourg sur la Silésie cessèrent de lui paraître aussi clairs. U fit remarquer, avec un profond respect y à Sa Majesté que, quelque bien fondées que fussent les prétentions de sa maison, il y avait pourtant des traités solennels que la mai-son ^Autriche réclamerait. Le roi lui renvoya sur-le-champ son humble remontrance avec