Ibid,, 1. 1, p
12â FRÉDÉRIC II ET MARIE-THÉRÈSE
.cette simple note à la marge : « L'article de droit est Taffaire des ministre» et c'est la vôtre. Il est temps d'y travailler... car les ordres aux troupes sont donnés *. » Et, là-dessus, Podewils d'écrire avec une certaine tristesse à son collègue : « L'ardeur du roi ne fait que croître au lieu de se relâcher. Après avoir dit tout ce que je pense... il ne nous reste plus que le mérite de Tobéissance. Si au moins il survenait du dehors quelque prétexte pour justifier la marche en avant I Mais non. Ce qu'il y a de plus fâcheux, c'est qu'on ne nous fait de Vienne aucune proposition. On y est muet comme un poisson. Le roi de Pologne non plus ne veut pas bouger avant la Bavière. Plût au ciel qu'ils fissent un mouvement * 1 »
Quand on veut détrousser un voyageur sur une grande route, l'essentiel est que personne ne s'en doute. Si l'on peut même passer pour un ami cheminant dans sa compagnie, le succès du coup est plus assuré. Le mystère convenait donc avant tout au plan de Frédéric, et quelque
!. PoL Corr., 1. 1, p. 91.