‹ Frédéric IIChapitre 15 sur 52 · II · texte numérisé non relu

II

Pologne acheter 7200 chevaux, pour remonter ma cavallerie, et je serai obligé de faire encore bien des augmentations, de sorte que je ne pourrai difficilement entrer en jeu que vers le mois de Juillet ou d'Août de Tannée prochaine. Je crois pourtant que ce sera assez à temps. Car, si les Autrichiens veulent entreprendre contre la Valachie, ils ne le pourront faire que vers ce temps; ils ne voudront pas agir seuls, et les Turcs n'entrent jamais en campagne avant le mois d'Août.

Pour ce qui regarde les essais que je fais pour amener la cour de Vienne par le raisonnement, je vous assure, que je ne lui ai point déguisé que, quoique je n'avais pas garanti ni la Moldavie ni la Valachie à la Russie, ce qu'elle m'a objecté, je ne pourrais pourtant pas souffrir dans l'inaction, qu'on attaquât mon Allié. Comme elle ne m'a point encore répondu à cette conversation que j'ai eue, il y a huit jours, avec Van Swieten, j'attends ce qu'elle me dira, pour le communiquer en Russie, et pour lui répondre alors comme il convient.

Quant à ce que la cour de Pétersbourg exige de moi, de presser les Turcs d'accepter l'ouverture d'un congrès, je l'ai déjà fait, comme vous l'aurez vu par la lettre que j'ai adressée à, Zegelin, et je vais écrire encore à Constantinople,

pour presser ces gens selon les désirs de l'Impératrice. Mais, •supposé, que les Autrichiens commençassent à se radoucir, il faudra toujours faire tnarcher ces 50,000 hommes en Pologne, parceque cela obviera à bien des longueurs, et rendra la paix plug prompte. Un effort fait à temps, épargne bien des années de guerre et de dépenses, que la longueur des expéditions accumule.

D'ailleurs, vous verrez par la lettre ci-jointe de Constantinople, les intrigues que les Autrichiens y font. L'idée est très bien ménagée, de faire la même chose contre eux dans ce pays-là.

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