II
Extrait d'une lettre du Prince Henri de Prusse au Comte Solms.
AvrU 1772.
Dans toute cette affaire (de Tarrangement en Pologne) je n'ai point pensé à mon propre avantage, ni à mon établissement. Lorsqu'il s'agit du bonheur des états, il ne faut pas y mêler les intérêts particuliers. Je suis glorieux d'avoir î^ervi une grande Impératrice, et d'avoir été utile au Roi et à ma patrie, et cela me flatte davantage que si j'avais s^pulé quelque Domaine ^ur moi, ce qui peut-être aurait été possible d'obtenir , si je l'avais entrepris. Il est vrai que je puis me dire, que mon séjourna Pétersbourg a été niarqué par le commencement des négociations pour la plus grande réunion entre le Roi et la Russie. Je puis aussi me flatter, sans prévention, et j'en ai là-dessus Faveu du Roi dans plus de vingt lettres de sa main, d'avoir mis sur le tapis l'affaire qui a donné lie-u à la Convention. Mais je ne demande pour cela point de récompense, je n'ambitionne que la gloire, et je vous avoue, que je
me trouverais heureux de la tenir de Sa Majesté l'Impératrice* de Russie. Ce qui pourrait se faire , si Elle daignât à Toccasion de la prise de possession, m'honorer d'une lettre ostensible pour me témoigner sa satisfaction, qui pût me servir de preuve, d'avoir contribué à ce grand ouvrage. Je vous le répète avec franchise, "que je regarderai une telle lettre de Sa part comme le plus grand monument de ma gloire.
IIÔ
Du Comte Solms au Comte Panîn.