‹ Frédéric II, roi de Prusse: et la nation allemandeChapitre 17 sur 33 · PKÉKACE DU TRADUCTEUR. XIII · texte numérisé non relu

PKÉKACE DU TRADUCTEUR. XIII

avec lequel elle a accueilli le livre du D' KIopp prouve qu'elle sympathisait avec les idées de l'éminent penseur. Un de ses organes l'a dit excellemment : Si quelqu'un est coupable , ce n'est pas le D' KIopp pour aVoir fait usage des OEuvres de Frédéric 11, ce sont ceux qui onl livré à l'indiscrète avidité du public des écrits de la nature la plus compromettante et que, pour la gloire de leur auteur, on aurait dû laisser à jamais enfouis.

En descendant dans la lice littéraire, Frédéric a renoncé au privilège de l'inviolabilité royale : il sest soumis d'avance au jugement de ses pairs. D'ailleurs, ses panégyristes quand même auraient dû se souvenir que si l'on doit du resjK^ct aux vivants, on ne doit aux morts que la vérité.

Et puis ensuite, pourquoi redouter la discussion? Cette crainte ne fait-elle pas naître le soupçon que si l'on soulève le masque, le héros ne vienne à s'évanouir?

Tel n'e^t pas le cas. A quelque épocjue qu'il eût vécu, Frédéric II n'aurait jamais passé inaperçu parmi ses contemporains. Lorsque la nature octroie à un homme dans un degré éminent ses dons les plus précieux, une intelligence remarquable et une volonté invincible, cet homme commande toujours à la foule d'une manière ou d'une autre. Mais que Frédéric II ait été merveilleusement servi par les circonstances, rien déplus vrai encore. Abstraction faite de sa valeur pei'sonnelle, le secret de sa force réside en majeure partie dans la faiblesse de ses ennemis , et si on l'appelle Grand , c'est principalement parce que ses adversaires étaient , sauf un seul,

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