‹ Frédéric II, roi de Prusse: et la nation allemandeChapitre 18 sur 33 · V KKÉDÉKU: II, ROI DE PRISSE · texte numérisé non relu

V KKÉDÉKU: II, ROI DE PRISSE

(les in/iniment petits. Marie-ïhérùsc est une grande femme; mais elle nY»tait après tout qu'une femme. Née homme, elle aurait pu, avec avantage, tenir tôte au roi de Prusse ; mais son wse\e y mettait obstacle. On sait ce que valait l'efiFéminé et imbécile Louis XV. Le roi de Saxe était muselé par la Russie ; et quant au roi d\\ngleterre, en gardant une expectative éternelle, il visait à l'habileté et il n'était que maladroit. Est-il, après cela, étonnant qu'un homme delà trempe de Frédéric il ait réussi ?

Voilà ce que personne ne songe à contester, et le D' Klopp, qui connaît son héros à fond, moins que tout autre. S'il combat surtout les idées politiques et économiques de Frédéric , les faits sont là qui lui donnent raison. D'ailleurs, ce n'est pas la première fois que des écrivains ont porté sur Frédéric H un jugement semblable à celui qu'a formulé le D' Klopp. Nous pourrions citer un grand nombre d'appréciations : nous nous contenterons de deux.

Pendant le séjour qu'il fit à Berlin en 182i , comnje ambassadeur de France , Chateaubriand alla à Potsdam « étudier le faux Julien dans sa fausse Athènes. On m'a montré, dit-il, la table où un grand monarque allemand mettait en petits vers français les maximes encyclopédiques ; la chambre de Voltaire décorée de singes et de perroquets de bois, le moulin que se fit un jeu de respecter celui qui ravageait des provinces, le tombeau du cheval César et des levrettes Diane , Amourette , Biche, Superbe et Pax. Le royal impie se plut à profaner m(^me

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