CHAPITRE IV
Le Play a monlré, dans des pages admirables, que le Iravail, loi divine, est à la fois une source de progrès moral et de progrès intellectuel ; que la vertu, non la richesse, en est le vrai but ; qu'enfin, pour la bonne santé d'un peuple, il faut mettre à plus haut prix une judicieuse organisation des arts usuels que la splendeur des arts libéraux (1).
Parmi les arts usuels, qui comprennent la j)i'oduction, les élaboralions successives, le transport et la vente des objets matériels, trois méritent particulièrement aujourd'hui d'attirer l'attention publique : l'agriculture, la grande industrie et la colonisation.
(1) « Les pDliliijucs, ('■crit le cardinal do Hichclirn il.ins son Testament, veuk'ut, en un Etat bien réglo, plus do inaitres es arts mécaniques que de maîtres es arts libéraux ». C'est l'antithèse de la théorie superficielle et fausse que Voltaire a brillamment développée : « Quiconque pense.... ne coMq)le qui; quaire siècles dans l'Iiistoirc du monde. Ces quatre àf^i^s heunîux sont ceux où les arts ont été perfectionnés, et (]ui, servant d'époque à. la f;randeur dit l'esprit humain, sont l'exemple d(! la postérité ». (Sièrlf de Ijntis XIV, Introduction). Ce sont b'S siècles de Périilès, (l'Auguste, <le Léon X et de Louis .\IV. D'après Voltaire et li's Encyclopédistes, le siècle des François d'Assise, des Dominiipie, d(;s .Mhert le (iiand, des Thomas d'.Vipiin, de saint Louis, de sainte Elisabeth de liongiie, de |)iii|le, ne eonqile pas pour l'hom?ne (jui pense.