LA TROISIEME REPUBLIQUE
excuser, parce qu'il n'a pas vu ce que nous avons vu; et l'histoire lui gardera le mérite de ses intentions et de ses efforts, comme il en a reçu, j'espère, la récompense devant Dieu!
Et aujourd'hui que, suivant la conviction et la prédiction d'Ozanam, le régime démocratique a prévalu de nouveau, et que la république nous est revenue, non pas comme une lil)erté, mais comme la pire tyrannie, non plus honnête et respectueuse, mais corruptrice et impie, désastreuse en somme, quelles réflexions et instructions se dégagent du démocratisme et républicanisme chrétien d'Ozanam, de celui de rÈre nouvelle, et des hommes honorables et dévoués au peuple qui furent deux ans ce noble parti de la confiance?
Celle-ci d'abord : qu'il fut bien, qu'il fut bon qu'à une heure, ne fût-ce que pour une heure, de sincères amis du peuple, hommes de cœur et de bien, aient présenté à la France l'idéal et le projet d'une république faite de sages libertés et de vertus, d'honnêteté et de foi, et que ces vrais amis du peuple aient été superlativement de grands serviteurs de Dieu.
Puis cette autre, qui nous est fournie par le contraste d'aujourd'hui : c'est qu'il n'y a, et qu'il n'y aura jamais de république possible, morale et dès lors acceptable, habitable et durable, que celle-là, si jamais elle se trouve.
Cf. La Pacification. Aux gens de bien. Mélanges, t. YII, p. 231 ; Origines du socialisme, p. 186; La misère, p. 245; L'aumône, p. 26CL — La République libérale. V. M. Henry Boissard, Théophile Foisset. p. 104. — Démission de Lacordaire, lelt. XLIV, p. 255. — La Scission. V. Henry Boissard ; et lettres de Lacordaire à M""" Swetchine, 480. — Le chaos politique, lelt. XLI, lelt. XLVI, 248, 26t ; La déclaration, lelt. XLII, p. 249, lett. XLIII, p. 343 ; A Ferney, lelt. XLVII, p. 261,