‹ Frédéric Ozanam d'après sa correspondanceChapitre 164 sur 235 · LA REVISION LITTER.URK · texte numérisé non relu

LA REVISION LITTER.URK

sion mais une refonte presijiie totale, cntrainaut un labeur immense dont scffrayait lauteur. Avide de perfeclion, toujours mécontent de lui-même, remettant vingt fois son ouvrage sur le métier, Ozanam avait, nous le savons déjà, la composition littéraire très difficile, comme l'atteste l'écriture de ses manuscrits, tourmentée, inég-ale.surcharg-ée de ratures. Il lui fallait de plus aujourd'hui compter avec les intermittences dune maladie dont la soutlVance faisait tomber sa plume, en paralysant son inspiration. C'est dans de tels moments qu'il écrivait à son ami : « En somme, je ne me fais pas d'illusion et je me demande si mes épaules sont assez fortes pour porter ce fardeau de l'histoire des Lettres aux temps barbares ; et si vraiment c'est bien la peine d'écrire pour ajouter quel(|ues feuilles de plus à celles que le vent de chaque biver balaye de nos jardins et de la mémoire des hommes. » Ozanam en était à cette heure perplexe que tout écrivain a connue, alors qu'il lui faut laisser s'échapper vers le public l'œuvre souvent reprise et jamais finie, à laquelle était attaché l'honneur de la vérité encore plus que celui de son nom.

Dans le doute où il était de son œuvre et de luimême. Ozanam invoquait le conseil et l'assistance d'un homme dont il était plus sûr que de lui-même. M. Ampère était cet homme d'autorité et de bonté. Mais c'était un nomade. A cette fin de l'année 1850. on le croyait à Berlin, quand de Rome, le i décembre, Ozanam reçoit de lui l'afl'ectueuse injonction de se mettre à l'œuvre de la publication de sa Civilisation par le christianiwie : « Mon ami. je tiens pour votre V'' siècle. Il faut d'abord mettre au jour cette partie de l'Introduction, telle qu'elle est dans

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