‹ Frédéric Ozanam d'après sa correspondanceChapitre 165 sur 235 · LA CIVILISATION AU V SIECLE · texte numérisé non relu

LA CIVILISATION AU V SIECLE

votre tête et clans vos notes de leçons. Pas de découragement, s'il vous plait. Vous avez à achever de prendre votre place dans le grand mouvement de reconstruction de l'histoire de l'esprit humain auquel nous travaillons tous, en ménageant votre santé. Vous ferez votre œuvre, et Dieu fera le reste. »

La santé d'Ozanam ne trompa pas cette fois les vœux et les recommandations de son ami, auquel il en rend compte ainsi le 27 février 1851 : « Vous êtes capable de penser que j'aurai suffisamment bien employé mon hiver, si jai pu conserver deux ou trois santés auxquelles votre amitié veut bien attacher du prix. Sous ce rapport, j'ai mérité tous vos éloges; et, grâce à ces chaudes brises que certainement vous preniez soin de nous envoyer d'Italie, nous nous sommes parfaitement conduits jusqu'à ces jours derniers. »

Cet automne puis cet hiver lui furent donc cléments : l'automne lui avait permis de reprendre son cours de Sorbonne, l'hiver et le printemps lui donnèrent la confiance de reprendre la plume. Il écrit à M. Dufieux, 9 avril : « La divine Providence nous ayant traités, cette année, avec ménagements, comme des chrétiens faibles, j'espère qu'avec ce printemps, je pourrai me remettre au travail de mon livre en préparation. » C'est en effet du printemps de l'année 1851 qu'est daté VAvant-p7'opos du premier volume de l'histoire de la Civilisation aux temps barbares, laquelle chaque année devait s'enrichir, pendant dix ans au moins, d'un volume de plus. Ces pages liminaires sont un pur chef-d'œuvre d'éloquence, s'il est vrai que l'éloquence est le son d'une grande àme. *

Il les intitule en sous-titre : Dessein d'une histoire

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