IMPULSK)N AU CONSEIL GÉNÉRAL
avons grandi, que nous avons fait quelque bien, et fait ainsi mentir les prophètes de malheur. »
Que c'était donc bien l'esprit de sagesse que le Seigneur avait départi au jeune Salomon, dont il avait fait le chef de ses jeunes tribus, et qu'il avait préposé à la construction de ce temple de sa charité. Les mêmes lettres disaient : « Les chefs de ces associations devraient être des saints, pour attirer sur elles les grâces de Dieu. C'est pourquoi je me demande souvent comment j'ose bien, moi si faible et si mauvais, demeurer le représentant d'un si grand nombre de bons jeunes gens! » — « Mon cher ami, qui me délivrera de moi-même, si ce n'est Celui à qui nous demandons de nous délivrer du mal? Demandons ensemble, et nous recevrons! — Quant à moi, dit-il, je ne communie jamais sans prier spécialement pour vous. Adieu ! nous nous trouverons, je pense, dimanche prochain, au rendez- vous de la Sainte Eucharistie. »
Sur ces entrefaites, fin de 1838, Lallier, ayant à son tour conquis le doctorat, et plaidé quelque peu, quittait Paris pour aller habiter Sens où la fonction de juge suppléant au tribunal, et peu après son mariage avec une personne de cette ville, le fixèrent pour toute sa vie.
Ozanam, de son côté, était depuis une année, lui aussi, à l'exercice de sa profession. C'est au barreau de Lyon que nous le retrouvons.