‹ Frédéric OzanamChapitre 141 sur 344 · LA VOCATION · texte numérisé non relu

LA VOCATION

les moyens : la prière, la mortification des sens^ r élude; le tout en peu de mots : « Une semaine passée avec nous, quand nous aurons un noviciat, vous mettra plus au courant que dix volumes. » De la pleine observance à laquelle il s'était prescrit de se conformer, lui et ses frères, il dit : « Quand nous nous faisons moines, c'est avec l'intention de l'être jusqu'au cou. » Et tout se terminait ainsi : « J« vous embrasse cordialement, avec un grand désir de vous appeler un jour mon frère et mon père. »

C'était douze jours seulement avant la mort de M""" Ozanam que cette réponse était écrite. J'en trouve la brève mention dans trois lignes d'une lettre du 12 octobre, où, après avoir dit que « cette mort le jetait dans des incertitudes douloureuses à l'égard de sa vocation », Ozanam ajoute simplement : « Avanthier, une lettre de l'abbé Lacordaire m'est arrivée. Il est toujours content de l'ordre de Saint-Dominique, toujours rempli de magnifiques espérances. »

Après cela, il nous faut descendre deux mois plus bas, jusqu'à Noél, pour retrouver, mais, cette fois, sous une forme dubitative et très atténuée, une nouvelle mention de cette perspective de vie religieuse. Ces lignes sont adressées à Lallier : & L'abbé Lacordaire sera de retour en France dans quelques mois ; et alors si d'anciennes velléités se changent en vocation réelle, j'essaierai d'y correspondre. Ma perplexité est très grande. »

Enfin, pour la dernière fois, au printemps suivant :' « Je veux attendre. Je dois bien à la mémoire de ma pauvre mère une année tranquille de deuil. J'aurai le temps de voir revenir de Rome l'abbé Lacordaire, et de mieux m'assurer si la divine Providence ne voudrait pas m'ouvrir les portes de l'ordre de

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