‹ Frédéric OzanamChapitre 256 sur 344 · POÈTES FRANCISCAINS ET FIORETTI · texte numérisé non relu

POÈTES FRANCISCAINS ET FIORETTI

dernier breuvage et qui lui a donné la dernière étreinte. »

Ainsi complété, le volume des Poètes fraftciscains parut en 1852. Et Ozanam, avant de mourir, put encore en voir une double traduction italienne et allemande, pendant que les éditions s'en succédaient en France.

Le second et plus grand ouvrage en préparation, celui sur le Cinquième siècle, n'aboutit pas à ce terme. Il avait son Avant-propos, depuis le vendredi saint. Les cinq premières leçons, revues et refondues par l'auteur, avaient paru dans le Correspondant, sous divers titres, Progrès dans les siècles de décadence. Études sur le Paganisme. Ampère écrira de ce commencement : « Ces cinq leçons, devenues autant de chapitres préliminaires, semblent former un des morceaux les plus élevés et les plus achevés qui soient sortis de cette plume. » Le cher Aristarque auquel il le soumit, complété, revisé, se rappelle avec émotion la lecture que lui en faisait cette voix affaiblie : «Ce fut, écrit Ampère, durant Tété de 1854, sur un banc que je vois encore dans son petit jardin de Sceaux, où, déjà bien fatigué, il était allé chercher quelque repos entre sa femme et son enfant, qu'Ozanam me lut son tableau du Paganisme : derniers jours où l'inquiétude qu'il fallait lui cacher ne vint pas en empoisonner la douceur. Qu'on me permette de leur donner un regret, et de ne pas essuyer cette larme qui tombe sur le papier, tandis que j'écris... »

Restaient à remanier, à rédiger, à refondre les seize leçons dont le professeur ne possédait que des sténographies complétées par ses notes. C'était plus de travail que n'en comportaient ses forces et le

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