‹ Frédéric OzanamChapitre 258 sur 344 · A LONDRES : LA CONFERENCE · texte numérisé non relu

A LONDRES : LA CONFERENCE

Lui, meilleur que moi, me laissait retourner seul au Palais de Cristal, pour avoir le temps de visiter les caves habitées par les pauvres catholiques d'Irlande. 11 en est revenu tout ému ; et, je crois, un peu plus pauvre qu'en y descendant. »

Il faudrait pouvoir reproduire ici les deux ou trois lettres d'Ozanam écrites au retour de ce voyage, pour comprendre comment, pour lui, homme de foi, homme de charité, deux choses avaient gâté cette rapide vision de la grande Angleterre, « deux choses, dit-il, qu'elle se garde d'exposer, et que ses visiteurs d'un jour n'ont pas vues, quand ils vont publiant que le peuple anglais est le premier peuple du monde. Ces deux choses sont : la misère des pauvres, le paupérisme, et la violence des passions antipapistes, l'anglicanisme ».

C'est avec un membre anglais de la Société de Saint- Vincent de Paul qù'Ozanam a visité les réduits où s'entassent les ouvriers irlandais. « Voilà donc, écritil, voilà que la charité catholique apporte aujourd'hui l'aumône avec la bonne parole à ces tristes refuges d'une indescriptible pauvreté ! Quel courage n'a-t-il pas fallu à nos confrères anglais pour se résoudre à presser la main de ces mendiants, dans ce pays aristocratique où le contact de l'indigent souille et compromet! Nos nobles confrères de là, bravant et surmontant le double préjugé de la nation et de la naissance, y font aujourd'hui beaucoup de bien. J'ai passé une bien heureuse soirée au milieu d'eux. »

« La seconde douleur de celui qui visite Londres, avec quelque souci des intérêts de Dieu, comme de l'humanité, continue Ozanam, c'est la haine que l'Église établie a vouée au catholicisme. .. Ah ! écrit-il, ne

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