EN ITALIE. — L'HIVER A PISE
FLORENCE; SA CONFÉRENCE. — L' AUTORISATION. — N.-D. DH PISE. — TRAVAUX d'hISTOIRE. — LA VIE MONTANTE. — LF SACRIFICE.
De Pise, ayant d'abord salué Notre-Dame chez elle, Ozanam reporta aussitôt son regard vers la France absente : « Remerciez Dieu avec nous, écrit-il à Cornudet, de nous avoir gardés et conduits ; priez-le de continuer son ouvrage et de nous ramener, car cette terre enchanteresse ne nous fait pas oublier la patrie. » Une autre lettre disait : « J'espère bien que j'achèverai de renaître au printemps. Mais, quelle que soit la volonté de Dieu, il faut que je l'attende avec amour, puisqu'il mêle tant de douceur aux amertumes de son calice. »
C'est le 13 janvier qu'Ozanam écrivait ainsi. Il profita de cette accalmie pour se rendre à Florence, qui n'est qu'à vingt lieues de Pise et où l'attiraient les intérêts de la Société de Saint-Vincent de Paul. Dès 18^7, comme lui-même raconte, traversant la Toscane, il y avait jeté la semence d'une conférence qui avait été longue à germer. x\ujourd'hui de nouvelles idées et de nouveaux besoins sociaux avaient accrédité cette œuvre populaire, et des conférences étaient nées sur divers points du pays. « L'autorité ecclé-