‹ Frédéric OzanamChapitre 298 sur 344 · LIVOURNE : LE DERNIER ÉTÉ · texte numérisé non relu

LIVOURNE : LE DERNIER ÉTÉ

SAN-JACOPO. — SIENNE. — l'aNTIGNANO ; MARSEILLE. SAINTE MORT.

Livourne est à cinq lieues au-dessous de Pise. A un quart d'heure de Livourne se trouve, sur le bord de la Méditerranée, disséminé parmi les rochers, un charmant village du nom de San-Jacopo. « C'est là, écrit Ozanam, que, dès que la première aube de mai a pu nous faire croire au retour du printemps, nous sommes venus nous abattre, comme une troupe de goélands. Je dis à un quart d'heure de Livourne, si vous regardez à la montre, mais à cent lieues si vous regardez au paysage, à la tranquillité du séjour, à la pureté de l'air. Saint-Jacques a le bon esprit de tourner le dos à la ville marchande , prosaïque, et d'ouvrir ses joyeuses fenêtres sur la mer du côté du midi. Devant nous, la Méditerranée j avec tout le prestige de ses eaux qui changent à toute neure, tour à tour étincelantes sous les feux du soleil, chatoyantes et moirées sous un ciel nuageux. C'est l'immensité, mais ce n'est pas la solitude. Des paquebots à vapeur, de grands navires de commerce, de petites barques de pécheurs Fani-

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