L'AMI DE LA RELIGION
désagréable affaire resserrer les liens de la fraternité catholique, et nous assurer dans l'esprit l'un de l'autre un amical souvenir!
« Je suis, Monsieur, avec la considération la plus distinguée, votre dévoué serviteur et affectionné collègue. »
C'est ainsi qu'Ozanam savait pardonner.
A cette lettre, en était jointe, incluse, une que Cartier était prié de transmettre à l'ecclésiastique innommé, auteur de l'article : « Il n'y trouvera rien « d'offensant, mais un appel à sa bienveillance et à sa «justice : J'espère que vous voudrez bien la lui faire « parvenir. J'y tiens expressément. »
Cette réponse disait : « Dans votre avant-dernier numéro vous m'avez fait l'honneur de parler de moi, jeune homme inconnu, et d'analyser un discours que j'aurais prononcé dans une réunion littéraire intime, familière, où l'on désire par-dessus tout la discrétion et la paix. Mais puisque vous avez attaché assez de prix à nos conversations amicales pour en entretenir vos respectables lecteurs, du moins une scrupuleuse fidélité devait présider à ce rendement de compte. Cependant l'analyse que vous en avez donnée tronque ma pensée, me prête des expressions odieuses et ridicules; elle est accompagnée de réflexions sévères, m'attribuant des idées et des intentions que je repousse.
Ozanam est accusé de calomnier la monarchie. « Étudiant, j'étudie l'histoire selon mes forces. Je ne sais si je me trompe; mais à coup sûr, je ne calomnie pas. On me fait sortir d'une école hostile aux rois. Chrétien, je me fais gloire de n'appartenir à aucune autre école que celle de la vérité, qui est l'Église* Mais si, dans la lutte des opinions politiques, mes