‹ Frédéric OzanamChapitre 68 sur 344 · OZANAM FONDATEUR · texte numérisé non relu

OZANAM FONDATEUR

D'autres témoignages abondent dans la correspondance des contemporains et coopérateurs : « Ozanam, s'écrie Lallier, à qui je dois, après Dieu, presque tout ce que j'ai pu faire de méritoire! » Et Gurnier à Ozanam lui-même, 1840 : « C'est d'une inspiration de votre cœur qu'est née cette sainte institution qui est destinée peut-être à étendre sur la France entière comme un réseau de charité. » Et Paul de La Perrière : « Notre cher Ozanam, avec ses excès d'humilité, a contribué à fausser l'histoire de nos origines. Le bon Dieu lui aura tenu compte de tout ce désintéressement; mais il l'aura certainement grondé pour avoir dit et écrit le contraire de ce qui était vrai. » Ne pouvons-nous pas faire nôtre cette conclusion un peu solennelle du Père Lacordaire, un témoin lui aussi : « Ozanam fut le saint Pierre de cet humble cénacle. »

La première réunion de la Conférence de Charité eut lieu en mai 1883, à 8 heures du soir, date vérifiée de la naissance de l'œuvre. Elle se tint, ainsi que les suivantes, chez M. Bailly, aux bureaux de la Trihune catholique, rue du Petit-Bourbon-Saint-Sulpice, n*' 18. En prenant possession du fauteuil, le vénérable président avait pris soin de leur dire : « Si véritablement vous voulez être utiles aux pauvres et à vous-mêmes, faites de votre charité une œuvre moins de bienfaifaisance que de moralisation et de christianisation, vous sanctifiant vous-mêmes par la considération de Jésus-Christ souffrant dans la personne du pauvre. »

des sept ou huit premiers qui formaient le noyau de cette association. Celui qui me procura ce bonheur, ce fut feu le professeur Ozanam. L'honneur de cette fondation lui appartiendra toujours. » (M. l'abbé Ozanam, Yie de Fréd. Ozanam, eh. iv, p. 156. Cf. M. de Lanzac de Laborie, Le fondateur. Revue d'apologétique^ t. XIV, p. 730.)

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