‹ Frédéric OzanamChapitre 91 sur 344 · LICENCIÉ ES LETTRES · texte numérisé non relu

LICENCIÉ ES LETTRES

puis ces trois jours j'ai commencé à mieux faire...

Puis, comme on était au lendemain des jours gras, il lui racontait les petites fêtes que se donnaient les uns aux autres, tour k tour, dans leurs chambres, les étudiants lyonnais, Arthaud, Ghaurand, Biétrix, La Perrière, Janmot, Ballofet, Falconnet, les deux Pessonneaux : « M. Bailly, en bon père, a bien voulu se mêler quelque temps à nos folies. »

Et, pour finir en fils, cette aimable commission dont il charge sa mère : « Je vous chargerai, si vous voulez bien, de dire à papa une chose flatteuse pour lui. L'autre jour, M. Andral, à son cours de médecine, a fait toute sa leçon sur l'ouvrage de papa : Histoire des Épidémies, qu'il a cité avec le plus grand éloge. — Adieu, ma cbère Maman, aimez toujours comme vous l'aimez maintenant,

Votre fils. »

Elle l'aimait et le bénissait comme si elle ne devait pas avoir longtemps à le bénir et le chérir. Mais Frédéric l'ignorait. Son père ne lui avait fait connaître que tardivement ses alarmes, et encore en les enveloppant de réticences et d'atténuations. Le fils s'en plaignit à lui vivement : « Maman a été malade, elle Ta été même gravement; et vous ne m'en informiez pas! Et il se passe à la maison des choses qui m'intéressent si fort, et je n'en sais rien ! . . . Vous l'avez fait pour m'épargner de l'inquiétude; mais ce n'est pas juste. Cette pauvre mère a eu tant de souci de moi, qu'il faut bien que j'en aie d'elle et que je souffre quand elle souffre. Il fallait me dire tout à moi son fils, d'autant plus, mon bon père, qu'il est inutile de dissimuler; le cœur devine. »

A partir de ce moment il ne se tient plus d'accou-

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