‹ Frédéric OzanamChapitre 4 sur 42 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

Ce fut dans ces circonstances, qu'Ozanam, ami de Lacordaire et de Montalembert, avec quelques autres hommes pleins de dévouement, créa la Société de Saint- Vincent de Paul.

Cependant, le catholicisme reprenait une nouvelle vigueur. La jeunesse des écoles se pressait autour de la chaire de Notre-Dame, qu'occupaient alors tour à tour Lacordaire, Ravignan et Combalot. Les deux premiers étaient sortis du monde, où l'avenir le plus brillant leur était assuré. Ravignan entra dans l'ordre des jésuites, et plus tard, Lacordaire rétablit en France l'ordre des dominicains.

Pendant les cinq dernières années du gouvernement de Juillet, la question de la liberté de l'enseignement fut vivement agitée. M. Guizot, quoique protestant et doctrinaire, avait fait certaines concessions plus importantes en théorie qu'en pratique ; M. Villemain et M. de Salvandy, qui furent ses successeurs au ministère de l'Instruction publique, ne purent se décidera des réformes plus larges.

La révolution de Février survint, et il est plus que probable que l'élément catholique entra pour quelque chose dans le mouvement qui s'était fait contre le pouvoir personnel de Louis- Philippe.

Les commencements de la seconde république parurent favorables à la religion ; mais bientôt les illusions se dissipèrent, et les terribles journées de Juin qui amenèrent la mort si tragique de Mgr Affre, firent voir, une fois de plus, qu'on ne saurait impunément ouvrir la cage des lions et des tigres. Cependant, une première loi fut présentée pour la liberté de l'enseignement dans l'assemblée constituante et une seconde plus complète, préparée par M. de Falloux, fut passée sous la présidence du prince Louis-Napoléon. Les

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