‹ Frederick II et Louis XV: d'apres des documents nouveaux; 1742-1744Chapitre 9 sur 39 · II · texte numérisé non relu

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craindi*e ; cai*, depuis sou premier voyage à Ber*lin, il avait dans cette princesse une admiratrice, une correspondante assidue^ presque une amie. De toutes les sœurs du roi Av Prusse, Frédérique-Wilhelmiue^marg^rave de Baireuth, était la plus spirituelle, la plus aimable, la plus chère aussi à son illustre frère. Associée à tous ses n)alhour94 pendant leur jeunesse commune, confidente de toutes sespeines, dérouéO) depuis qu'il était roi, à tous les intérêts de sa gloire, elle partageait même de loin toutes ses préoccupations ot tous ses goûts. Dans la petite ville obsoui*e qui servait de capitale à son mince État et qui était pour elle un lieu d'exil, oUo vivait consacrée au culte des lettres, de la philosophie et des arts. Elle avait même élevé aux Muses (pour parler le langage du temps) un véritable temple dont elle a fait la description dans les piquants Mémoires qu'elle nous a laissés. C'était un château d'un seul étage, b&li à quelque distance de la ville, dans un site agréable et solitaire. De vastes salles dont les parois, étaient revêtues de marbres rares et de boiseries du Japon conduisaient à une salle de

spectacle et de coucert dont toutes les frises étaient surmontées des plus belles peintures. A la suite venait Un petit cabinet décoré de laque brune, ouvrant par une seule fenêtre sur le jardin. C'était la retraite où Wilhelmine se réfugiait) pour se livrer, loin des importuns^ & ses études favorites» Combien de fois et avec quelle dévotion le nom de Voltaire avait été prononcé dans cet asile de méditations savantes ou rêveuses I C'était Ikf qu'aprèl^ chaque envoi de France, étaient dévorés avec avidité les moin^ dres écrits sortis de sa plume, les moindres fruits de sa verve poétique. C'était là aiissi qu'étaient reçues et serrées précieusement les lettres flatteuses qu'il adressait à « la princesse philosophe, la protectrice des arts, la musicienne parfaite) le modèle de la politesse et de l'affabilité » . Le recevoir en personne dans ce lieu où on avait si souvent parlé de lui était un bien inespérée C'était vraiment le dieu qui paraissait dans la sanctuaire.

Ce furent aussitôt de lotigues, d'intermina-^ blés, de charmantes conversations auxquelles la princesse se prêta avec d'autant plus d'em-*

presscment que le commerce de la petite noblesse allemande, telle qu'elle nous Ta dépeinte, lui imposait pour son régime ordinaire un jeune plus complet de plaisirs d'esprit. Les confidences allèrent même assez loin, s*il est vrai, comme le rapporte Voltaire, qu'en lui racontant les malheurs de son jeune âge, elle ne se borna pas à lui parler des violences matérielles que lui avait infligées la main brutale de son përe : « Elle en gardait, dit-il, des cicatrices audessus du sein gauche, qu'elle m a fait Thonnem^ de me montrer *. » -

Le margrave, lui-même, jeune prince moins ami des lettres, mais encore très épris de sa femme et subissant entièrement sa domination, s associa de bonne grâce à cette réception chaleureuse et il ne fut pas le seul ; car la cité, ordinairement peu animée, deBaircuth devint tout de suite le rendez-vous de tous les princes du voisinage appelés par Frédéric ou accourus pour lui faire leur cour. Toutes les puissances petites ou grandes du cercle de Franconie, têtes cou-

1. Desnoires terres, Voltaire et la société au xviii» siècle t. U, p. 401. — Voltaire, Mémoit^es,

ronnées ou mitrées, noblesse, magistrature, se pressaient autour du héros du jour. L'illustre Français qui vivait dans la familiarité du grand homme devint ainsi lui-même Tobjet d'une curiosité universelle. Son nom était^ d'ailleurs, du petit nombre de ceux qui étaient apportés dans ces pays reculés par les échos lointains de la renommée. C'était le représentant de ce génie français dont le prestige éblouissait, depuis des siècles, l'Allemagne entière. Aussi, dans une suite de fêtes brillantes, disposées avec art par le goût éclairé de la margrave, Voltaire se vitil entouré d'hommages qui lui causèrent un véritable enivrement et lui firent oublier pour un moment ses soucis et ses prétentions politiques : « J^ai suivi à Baireuth, écrivait-il tout en extase au jeune Podewils, l'Orphée couronné ! J'y ai vu une cour où tous les plaisirs de l'esprit et tous les goûts de la société sont rassemblés. Nous y avons des opéras, des comédies, des chasses, des soupers délicieux. Ne faut-il pas être possédé du malin esprit pour s'exterminer sur le Danube ou sur le Rhin, au lieu de couler aussi doucement sa vie! » Son entraîne-

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mont était tel que, oubliant tout, il nég^ligea quinze jours de suite (récrire à madame du Châtelet. Le crédit de Voltaire auprès de Frédéric était, d'ailleurs, si bien établi dans la pensée de tous, que les princes eux-mêmes recouraient h lui pour les g^Acos qu'ils voulaient obtenir. C'est ainsi que, mandé un jour par la duchesse régente de Wurlemberp, il la trouva tout éplorée et le suppliant presque à genoux de lui faire rendre son flls, qui, bien que déjà en âge de régner, était retenu presque de force à la cour de Prusse. Voltaire promit son intercession et eut la jouissance de se faire bénir d'une princesse en séchant des larmes maternelles *.

Mais, pendant que la royauté littéraire était ainsi comblée dVncens et de compliments, que faisait le roi véritable et de quoi parlait-il dans ses entretiens particuliers avec les princes qui s'étaient rendus à son appel? Évidemment, des projets d'alliance et de confédération étaient toujours en travail dans son esprit: mais, dans

1. VQiUire à podewils et ii Anu'lol, 3 octobre 1143. {Corresf)ondancf ffénérnie.)

io;i

quel sens et dans quel dessein? Était-ee pour venir en aide à la France ou pour se passer d'elle en lui fermant les portes de TAllemagne 9 C'est 00 que Voltaire, malgré Tétourdissement des plaisirs, aurait pourtant désiré savoir et sur quoi il essaya, plus d'une fois, d'obtenir des confidences. Mais ses tentatives furent, cette fois, très mal accueillies. Frédéric se plaignit avec amertume que la France ne savait que mendier la paix à tout le monde et qu'elle frappait à toutes les portes pour l'obtenir et fit entendre qu'il était obligé de se mettre en garde contre la tentation qu'elle pourrait avoir, pour se tirer d'affaire, d'entrer dans des arrangements contraires aux intérêts de la Prusse. Voltaire, il faut lui rendre cette justice, ne craignait pas d'user, mftme avec les princes, d'une hardiesse gracieuse qui lui avait plus d'une fois réussi. Il essaya donc, sans se troubler, do prendre le ton plaisant et demanda au roi en souriant s'il n'avait pas lui-même quelque péché de ce genre sur la conscience et si on

no pourrait pas le prendre en flagrant délit de

pourparlers avec les ennemis do la Franco.

Mais le roi s'en défendit avec une viracité maussade. « S'il ne le faisait pas, dit-il, c'est qu'il ne lui plaisait pas de le faire ; car il en était pressé tous les jours, et s'il offrait seulement dix mille hommes à TAngleterre et à l'Autriche il ferait la loi à son gré dans Tempire. Que la France gardât seulement, ajoutait-il, ses frontières pendant une année, et il se chargeait à lui seul de protéger l'empereur*, »

Éconduit ainsi sans façon, Voltaire essaya encore de revenir à la charge par une voie indirecte. Le jeune margrave, à qui son puissant beau-frère venait de faire décerner lo titre de feld-maréchal du cercle de Franconîe, brûlait de se distinguer et, avec l'ardeur naturelle à

son âge, accusait tout haut les lenteurs et les hésitations de la politique prussienne. Voltaire lui persuada que, s'il obtenait seulement de Frédéric la disposition d'un corps de dix mille hommes, on lui ferait aisément avancer par la France un subside suffisant pour lever luimême une force pareille; ces troupes, jointes

1. Voltaire à Amelot, 13 septembro 1743. (Correspondante générale.)

aux débris de celles qui restaient autour de l'empereur, pourraient former le noyau d'une petite armée qui, sous le nom d'armée des cercles, arborerait l'étendard de la liberté germanique et à laquelle plus d'un prince de l'empire serait empressé de se rallier. Le prince entra avec chaleur dans cette pensée et en lit part à Frédéric. Celui-ci, sans le décourager absolument, lui annonça qu'il allait faire une courte visite au margrave d'Anspach, mari

'd*une autre de ses sœurs, chez qui il verrait les

princes du cercle de Souabe, et ajouta, d'un air mystérieux, qu'il reviendrait de là avec de grands desseins et peut-être de grands succès. Le voyage d'Anspach eut lieu en effet et dura quelques jours, au bout desquels Frédéric revint a Baireulh et ne dit rien du tout à son beaufrèro; ce qui, dit Voltaire, l'élonna beaucoup. Force était donc bien de regagner Berlin aussi incertain qu'on en était parti, et Voltaire, sortant de son enchantement, dut faire part de son mécompte administre sur un ton de découragement : » Sa Majesté prussienne est partie pour Leipzig et n'a rien déterminé . . . Mais

toutes SOS conversations me font voir évidemment qu'il ne se mettra à découverl que quand il verra Tarmée autrichienne presque détruite. >• — c< Je reviens de Franconie, écrivait- il en m^me temps à un ami, à la suite du roi, qui est la terreur des postillons comme de rAutriche, et qui fait tout en poste. Il traîne ma momie après lui \ »

A Berlin, Valori l'attendait avec une révélation qui n'était pas faite pour le mettre en meilleure humeur : Tamhassadeur avait découvert, je ne sais comment, la perfidie royale qui avait livré h l'évêque de Mirepolx les épigrammes sanp:lantcs du candidat refusé par TAcadémie. Voltaire apprit ainsi ce qu'il devait penser des fausses caresses dont il était bercé, et, comme Valori n'avait pas manqué de faire rapport de tout au ministre (qui devait déjà en savoir quelque chose), il était clair que la mystification était Gompltte et qu*on s'amusait à ses dépens h Versailles comme à Paris. Jamais réveil ne fut plus pénible, et son dépit fut tel, qu'un

!. V'^ltniiv à Amt?lot, 3 octobn*. — A Thirriut, 8 nctubr"^ 1743. Correspondancf gônérnle.)

moment il songea à partir sans prendre congé : « Ce que vous mande M. de Valori , touchant la conduite du roi de Prusse à mon égard, écrivit-il à Amelot, n'est que trop vrai. . . Ne pouvant me gagner autrement, il croit m^aoquérir en me perdant en France ; mais je vous jure que j'aimerais mieux vivre dans un village suisse que de jouir à ce prix de la faveur dangereuse d'un roi capable de mettre de la trahison dans Tamitié même; ce serait, en ce cas, un trop grand malheur de lui plaire. Je ne veux point du palais d'Alcine, on Ion est esclave parce qu'on est aimé, et je préfère surtout vos bontés vertueuses à une faveur si funeste.

Daignez me conserver ces bontés et ne parlez de cette aventure curieuse qu'à M. de Maurepas *. »

Qui l'aurait cru pourtant? les charmes d'Alcine furent encore les plus forts, et huit jours n'étaient pas écoulés, que déjà le plaisir de paraître le favori d'un souverain l'emportait

{. VolUiiv h Amolot, 3 octobre 1143. (Corrêipondanee générale.) — Fréd^*ric à Rotloqbourg, 14 octobre 4743. {Cnrrespondanf'F générale. \.

sur le déplaisir d'avoir été sa dupe. Frédéric, d'ailleurs, en était sûr d'avance ; car, averti que sa ruse était éventée, il en donnait avis, en riant sous cape, à son complice de Paris : « La Barbarina, disait-il (c'était le nom d'une danseuse italienne attendue par l'opéra de Berlin), ne pourra venir qu'au mois de février, étant déjà engagée à Venise. A propos de baladins, Voltaire a déniché la petite trahison que nous lui avons faite, il en est étrangement piqué; il se défâchera, je l'espère. » Le moyen, en effet, de rester fâché contre un prince qui avait aidé lui-même à mettre en musique le bel opéra de Métastase, la Clémeme de Titus, et qui vint offrir à Voltaire d'en faire donner une représentation tout exprès en son honneur? « En quatre jours, de temps, écrivait Voltaire le 8 octobre. Sa Majesté prussienne daigne faire ajuster sa magnifique salle de machines et faire mettre son opéra au théâtre, le tout parce que je suis curieux. » Un tel procédé ne réparait-il pas toutes les injures du monde? Puis, au cours de la représentation même, un bon sentiment, suivi d'une bonne œuvre, vint encore contri-

buer à apaiser le ressentiment du poète. Il y avait dans la prison de Spandau un pauvre Français enrôlé de force dans l'armée de Frédéric-Guillaume, en raison de sa belle taille, puis condamné, pour désertion, à la captivité perpétuelle, après avoir eu le nez et les oreilles coupés. Il avait fait appel à la puissante intercession de Voltaire. « Je pris mon temps (disent les Mémoires) pour recommander à la clémence de Titus ce pauvre Franc-Comlois sans oreilles et sans nez. . . Le roi promit quelque adoucissement, et il eut la bonté de mettre le gentilhomme dont il s'agissait h Thôpital k six sous par jour. Il avait refusé cette grâce à la reine mère, qui, apparemment, ne lavait demandée qu'en prose *. »

Dès lors, tout fut oublié. Frédéric, ne craignant même plus les explications, eut l'art de persuader à Toirensé que le tour qu'il lui avait joué» loin de devoir être pris en mauvaise part, ne faisait qu'attester l'excès de son amitié et son désir ardent de le garder à sa cour. Il lui arracha

1. Voltaire à Thiériot, 8 octobre 1743. {Correspondait': e générale. — Mémoires,)

nièine la promesse qu il revieudrait le plus tôt possible, pour ne plus le quitter. « Ghoisissea) lui dit-il, appartement ou maisou, régies Yous-mème ce qu'il vous faut pour Tagrément et le superflu de la rie... 4 vous sercs toujours libre et eatièromcut maître de votre sort. Je ne prétends vous enchaîner que par l'amitié et le bien-être'. »

Mais, en attendant le i^etour d'un ami ^i cher, il fallait bien se résigner et se préparer à son départ. Le mot d'ordre fut donné d'éblouir Voltaire, pendant ces derniers jours, par une profusion de coquetteries sans conséquence et de politesses, à la vérité, toujours étrangères à la politique. « Tout, ici, est tranquille, écrit Ilyndford à Garteret, et le roi de Prusse ne semble plus occupé qu'à préparer des opéras et des bals. M. Voilait^ est revenu; il est constamment HVeC 8a Majesté Prussienne, qui semble décidée à lui donner la matière d'un poème sur les divertissements de Berlin. On ne parle que de Voltaire. Il lit des tragédies aux deux reines et aux princesse^ jusqu'à les faire fondre on lai'mes,

1. Frtdérl^^ à Vollairo, 7 octobre 1843. ro)Teii>ondanrt' générale.)

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il dopasse lu rui lui-mèine en verve satirique el eu saillies extravagantes. Personne ne passe puai' un homme bien élevé s'il n'a pas la tf4e et les poches pleines des compositions de ce poète ci s'il ne pbrle pas en vers. J'espère cependant que Yoii'e Seigneurie m excusera si je prends la libei^té de Tâssurer ^ sUr le ton de mon l'efraiu ordinâii^e {in hummmg)^ que j'ai l'honneur, etc. »

Le même Hyndford raconte pourtant que^ quelque soin que mtt Frédéric à ne pas mèler^ dans ses représentations brillantes^ la politique à la poésie et aux arts, Thabitude parfois remportait ^ el des coups de langue lui échappaient quil ne pouvait retenir. Ainsi, à uU ballet dopéi*a, un incident asseÉ comique survint.

Avant la représentatioti, le rideau se trouva à moitié levé) et Ton aperçut les jambes des danseuses françaises ) qui essayaient leurs paft, sans qu on pût voir leur visage. Le roi se mit à rire et dit à demi-voix^ mais asseï haut pour être entendu de l'envoyé de France : « Voilà le ministère de France, des jambes qui remuent et point de tète. — Voilà mon paquet, dit Valori à

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Hyndford, et, pour ce soir, c'est moi qui l'empoche*. »

Mais Frédéric était le seul qui prît la liberté d'interrompre par des traits piquants de si belles réunions. Toute la cour, d'ailleurs, fidèle à la même consigne ou subissant le même entriunement, ne semblait sensible qu'au plaisir de posséder encore l'homme de génie et troublée seulement par le chagrin de le quitter. Les princesses, plus que tous autres, étaient sous le charme, et une en particulier, la princesse Ulrique, plus tard reine de Suède. De toutes les sœurs de Frédéric, si Wilhelmine était la plus spirituelle, Ulrique était la plus jolie. C'est pour ce motif sans doute que Voltaire semblait aussi plus empressé de lui plaire, et on vit s'établir entre eux un échange de propos aimables qui semblaient parfois dépasser, chez Tune, la mesure de l'admiration, et, chez l'autre, les bornes du respect. Il est vrai qu'il est admis que c'est en ce genre surtout que la poésie a ses licences, et que ce qui se dit en vers n'^st jamais compro-

1. Hyndford à Carteret, o et 29 octobre 1743. (Correspondance de Prusse. R»*cord Office.)

mcUanl. Aussi assure-t-on que la princesse permit au poète de lui faire une déclaration, sous la seule condition que le mot d'amour n y serait pas prononcé, et c'est alors que, sur place et sur-le-champ, il improvisa ce madrigal, qui est dans toutes les mémoires et qui est vraiment la perle du genre :

Toujoui*s un peu de vérité Su méie au plus grossier mensonge, Celte nuil, dans l'erreur d'un songe, \u rang des rois j'étais monté.

Jr vous îiimais alors et j'osais vous le dire.

Les dieux à mon réveil ne m'ont pas tout ôté : Je n'ai perdu que mon empire.

Ulriquc n était pas de force à répondre séance l<»:ianle, sur le même ton ; aussi ne fit-elle (c'est elle qui le dit ellc»-même) qu'une assez chétive réplique. Mais la nuit porte conseil, et, aidée par son frère, elle renvoyait, le lendemain, une piL'ce plus longue, plus lourde, où elle entrait dans la plaisanterie, avec beaucoup moins do grâce, mais non sans un cerlain art, pour garder son rang et éloigner la familiarité. C'était Apollon, qui, informé qu'elle avait rei^u des vers de

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