‹ FreischützChapitre 2 sur 69 · Lettre à Lichtensiein du 9 septembre · texte numérisé non relu

Lettre à Lichtensiein du 9 septembre

2. Le Perron de Tortoni, par J. Lecomte, 18G3; Paris dileltanle au commencement du siècle. 1 vol. in-8. Paris, 1884, Firmin Didot. Malgré mes recherches aux archives de l'Opéra, facilitées par l'obligeance de M. Henri Quittard, je n'ai pas trouvé trace de ce projet dans les registres de correspondance. Mais ces investigations m'ont permis de constater à quel point Weber avait raison en prévoyant que le sujet de son ouvrage ne s'accorderait pas avec les traditions de notre première scènelyrique. A cette époque, les sujets de presque tous les ouvrages, présentés ou joués à l'Académie royale de musique, sont encore empruntés à l'antiquité. Ils ont pour titres : Laslhénie (Hérold); Diane et Endijniion (Champein); Philoclète (Reicha) ; Ulysse h Corcyre, qui ne fut pas reçu et Alexandre à Dabijlone de Lesueur, qui, reçu, ne fut jamais mis à la scène.

Les seules exceptions que j'ai relevées de 1822 à 1825

rais pas à. mettre en musique un livret français pourvu qu'il ne heurtât pas trop mes idées. » Et il finissait sa lettre en proposant Euryanthe. Un diplomate attaché à la Légation de France à Dresde, Ferdinand de Cussy, avait beaucoup insisté pour engager \\'eber à traiter une tragédie lyrique de Désaugiers l'aîné : La Colère d'Achillequi, déposée aux bureaux de l'Opéra, y attendait depuis longtemps le bon vouloir d'un compositeur. Weber ne se décida pas à accepter ce sujet K La proposition d'Outre-Manche était plus avantageuse, il donna la préférence à Kemble, et nul ne peut s'en plaindre, puisque sa décision nous a valu l'opéra-féerie : Obéroti.

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