‹ FreischützChapitre 30 sur 69 · Numéro du 16 décembre · texte numérisé non relu

Numéro du 16 décembre

2. Weber était le compositeur préféré de Th. Gautier. Il aimait se faire jouer les fragments de ses œuvres par son ami Ernest Reyer et même il savait jouer sur le piano la valse de Freischûlz, s'il faut en croire sa fille, Mme Judith Gautier [Le Second ranff du ('.oïlier).

moitié dans le rôle d'Agathe; elle montra dans Yandante&n grand air. « ce goût, ce charme, ce style, ce fini précieux que l'on ne trouve qu'en elle; mais la cabalette, si fougueuse, si emportée, était moins favorable à son expression calme*. » Aussi dut-elle bientôt céder son rôle à Mlle Schroeder, « jeune Allemande qui ne savait pas le français. » Tout ce que cette dernière ne pouvait pas dire du dialogue fut placé dans la bouche d'Annette, et « quant aux paroles chantées, elle ne les prononçait pas-.» Singulière exécution !

Aussi Carvalho devait-il compter pour le succès plutôt sur la mise en scène que sur l'interprétation \'Ocale. « Grande affaire! s'écriait J. Weber^ M. Carvalho a introduit une cascade d'eau naturelle dans la Gorge au Loup! » Cette cascade, par un effet nouveau, les machinistes l'éclairaient de trois couleurs différentes. Aussi fut-elle « rappelée » à la première représentation.

La version Trianon-Gautier obtint au Théâtre- Lyrique soixante-treize représentations. C'est elle qui fut employée par Bagier, directeur du Théâtre Italien lorsqu'il y donna Freischût^ en français*. La mise en scène était indigente ou burlesque. Le ténor Jourdan n'avait plus de voix; Giraudet (Kaspar) manquait de verve et de mordant; Mlle Reboux,

\. Th. Sauvage, article cité. M. Ernest Reyer exprima la même opinion [Journal des Di'hals du 16 décembre'.

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