‹ French ClassicsChapitre 168 sur 175 · L'épigramme, plus libre en son tour plus borné · texte numérisé non relu

L'épigramme, plus libre en son tour plus borné

N'est souvent qu'un bon mot de deux rimes orné."

(Boileau, Art Poétique, ii.)

This epigram is likewise printed in Cotin's works, under the title Madrigal sur un Carrosse de Couleur Amarante acheté pour une Dame. See Œuvres Galantes de Cotin, second edit. vol. ii. p. 564.

1. 859. Carrosse, being derived from the Italian féminine substantive carozza, was originally féminine likewise.

** Toujours d'un valet ta carrosse est suivie." (Régnier.)

1. 892. Towards the beginning of the seventeenth century, Mademoiselle de Goumay, the firiend of Montaigne, hoisted the standard of bluestockingism. See, in her Advis ou Prâents (Paris, du Bray, 4to. 1641), the essays entitled Égalité des Hommes et des Femmes, p. 295, and Griefs des Dames, p. 384. In a comedy which Molière seems to hâve imitated (L'Académie des Femmes, Comédie en Trois Actes représentée au Théâtre du Marais. Paris, Courbé, 166 1), we find the two foUowing Unes : —

" Pour notre unique employ, pour tout notre partage, N'aurons nous donc jamais que les soins du ménage ? " On the Académies or Ruelles of the Précieuses, see M. Livet's Préface to his édition of Somaize's Dictionnaire des Précieuses (in Jannet's Biblioth. Elzévirienne. Paris, 1956, 2 vols. l2mo,) and M. Walckenaër's Mémoires sur la Vie de Madame de Sévigné, voL i ch. iv. v.

L 899. Mettre hors de page, hors de la dépendance éCautnd. This expression is derived from the usages of ancient chivalry. ** À l'âge de sept ans/' says the Dictionnaire des Proverbes, *' un gentilhomme était placé auprès de quelque haut baron en qualité de page, de damoiseau ou de varlet; à quatorze ans, il était hors de page et devenait écuyer.**

1. 928. ** Qui pourrait ne pas se rappeler ici l'anecdote racontée par Helvétius d'un curé et d'une femme qui, ayant om dire que b lune était habitée, tâchaient, le télescope en main, d'en reconnaître les habitants ? Je vois deux ombres qui ^inclinent tune vers Vautre, dit la dame. Que dites vous f s'écria le curé ; ce sont les deux clochers dune ea&édrale.** (Angcr.)

1. 944. See on that snbject Saint Evremont's La Comédie des Académistes pour la Réforme de la Langue Française. We quote a passage from it:

*' Le Cbanc^er, Lsâssez le car en paix : il n'en faut plus parler.

Gomberville. Et le pourquoi, messieurs ?

La Troupe. Sans cesse il questionne ;

Qu'il soit moins importun, ou bien on l'abandonne. VEstoile. Je ne saurais souffrir le vieux auparavant.

Qui se trouve cent fois à la place (Tavant.

Baudoin. Pour mes traduc^ons c'est un mot nécessaire,

Et si l'on s'en sert mal, je n'y saurais que faire. UEstoile. Peut-être voudrez vous garder tacot jadis? Baudoin. Sans lui comment rimer si bien à paradis f UEstoile. Paradis est un mot ignoré du Parnasse,

Et les eieux dans nos vers auront meilleure grâce. Serisay. Que dira Colletet ?

Colletet. Le plus grand de mes soins.

Est d'ôter nonobstant et casser néanmoins.

Habert. Condamner néanmoins l D'où vient cette pensée ?

Colletet, avez vous la cervelle blessée ?

Néanmoins f qui remplit et coule doucement ;

Qui met dans le -discours un certain ornement . . .

Pour casser nonobstant, c'est un méchant office

Que nous rendrions tous dans les cours de justice. Desmarets. Puisque car est sauvé, laissons le reste en paix,

Et faisons une loi qui demeure à jamais.

* Les auteurs assemblés pour régler le langage,

Ont enfin décidé dans leur Aréopage :

Voici les mots soufferts, voici les mots cassés.' "

(Acte III, Se. iii.) 1 961. This Une bas become a proverb.

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