PRÉFACE V
toute la société environnante. Ainsi avons-nous eu la satisfaction de dépeindre, d'après les souvenirs parlés, après avoir été des souvenirs vécus, d'un aimable témoin d'alors (le baron de Behr, parent de la duchesse de Morny\ une fraction jadis très en Mie de l'aristocratie étrangère en déplacement parisien : la colonie russe et polonaise, faisant beaucoup parler d'elle, aux environs de 1859, bruyante et, parfois, mal disante, avec un ton risqué souvent, au demeurant fort recherchée parce qu'on savait y trouver de l'indépendance d'esprit, un charme original, de la bonne gTâce et de la beauté.
Tout en accordant de notre mieux, suivant que l'exigeaient des convenances appropriées, la forme du récit au sérieux des événements, nous n'avons pas jugé qu'il fallût en exclure telles particularités intimes, telles anecdotes récréatives, qui sont le délassement aimé de l'Histoire. A cette Muse un peu austère ne messied point la pariu'e de quelques fleurs ou dentelles.
La personnalité du duc de Morny ne sortira ni exaltée ni diminuée de cet ouvrage entrepris, comme les précédents, sans intention aucune d'apo-