‹ Frere Tranquille cronique du temps de Charles 8Chapitre 36 sur 59 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Les Mêmes. RIPAILLE.

ripaille. au dehors. Eh bien! Rimbaut! qu’c»tce que c'est? tu ne reconnais donc par un vieil ami? laisse, que je passe!

tarchin. Quel est l'insolent?

ripaille. C'est moi, signor cavaliero! , Saluons Grue i/le.) Monseigneur, vous voyez, je ne fais pas de façon.

tarchin. Ah ! tu n'es pas pendu! Mais je crois. Dieu me pardonne, qu’il a osé revêtir le costume de vos gardes, monseigneur.

craville. Allons, debarrasse-moi de ce drôle. ripaille. Un moment... Qu’e>i-cc que vous voulez faire de moi, monseigneur? me pendre?.., ce serait un tort... oui, oui, je sais, j'en ai eu quelques-uns avec vous... et puis ma conduite a pu être mal interprétée.. . Mais ne discutons pa«, c’est fini, je veux me ranger, et quant à cc petit détail d’uniforme, qui parait étonner mon ami Tarchin, oh! mon Dieu, je vais vous dire... Je

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n’étais qu'on simple archer à votre solde, une position médiocre... Tenez, j'aime mieux entrer dan» vo» garde»... faite» ■moi capitaine, n'cil-cf pas? c'est convenu! il me va cet uniforme.

cravillb. Vive Dieu! une pareille effronterie... tarchin, l'arrêtant. Permettez... (A Ri paille.) Ta doi*, pour me servir de ton expression favorite... tu dois avoir une parade, maître d’aunes, voyons, montre-nous-la.

kifaulr. Vous avez U un homme précieux, monseigneur... rt perspicace'.,.. (Postant au milieu.! Ma parade, la voici... C'est mol qui ai sauvé jadis la duchesse et Jean d' Armagnac : tous les deux aujourd'hui sont vivants.

va aernt». Vivants! qu'est-ce que je vous disais? Hein! mes cartes!

gra ville. Vivants! tu ne vois donc pas que cet homme veut avoir la vie sauve, et qu'il essaie de nous tromper!

ittF AtLi-K. Si je raentaiv, monseigneur, je n’aurais demandé que la vie. Mais je veux être capitaine.

ta rotin. Continue.

VRAVouiLL*. Oh! point de sortilège !.. Tranquille aimait l'enfant et la mère comme la prunelle de ses jeux. . je suis son cousin. Il me dit : Prépare deux chevaux!... J’atleitdii avec les rlievaux derrière la poterne. Pendant qu'il vous montrait l'oublieUe. nous galopions sur la roule de Flandre, la ducbesec, le petit seigneur et moi.

TARciiiv, à fui-méme. Que vint madame Blanche à cette heure?

oh s ville. Cet enfant, où est-il ?

rifaiilr. Mon cousin Tranquille nous rejoignit ver» Compïègne, et nous commençâmes a courir par monts et par vaux ! llien dans l’esrarrelie!... le dévouement commençait à me peser. Un beau jour, je me dis : que lu es niais ! le temps viendra ou cet enfant-là vaudra soa pesant d’or.

tarculn. F.t tu J'enleves?

niPAïuK- Pour tâcher de me faire un sort sur mes vieux jours...

cravillr. Eh bien! dis donc où il e«t?

RIvaiilc. D'abord, je eros devoir prendre une sage précaution pour tromper les rerherehe* et embrouiller les pistes. Il était resté à l'hôtel d’Armagnac un petit enfant qui venait on ne sait d'ou. Ça n'avait ni père ni mère, ca vivait des miette» de vos soudards.

tarchin, à pari. Le fila de Tranquille!

eipaillr. Ce fut sur lui que je jetai les yeux. Je revins sur mca pas, je parvins jusqu'à l'eufnot, je le pris sur la croupe de mon cheval, et, à la

f iremirre halte, je lut traçai, au beau milieu de a poitrine, le signe nue j'avais aidé mon cousin à poinçonner sur relie de Jean d'Armagnae.

tarchin. San Pielro! ai on avait pendu un homme comme ça 1 ripaille. Oui, n'est-ce pas?

GRaVILLE. El ensuite?

Rirsiua. F.nsoiie ?... Eh bien! j'eo» deux petits enfants; je 1rs Ils élever... seulement, je suis garçon, j’aime les voyages, je n’allais le* voir que tous les trois ou quatre ans, et un jour, damel ils avaient pris leur volée.

tarchin. F.t depuis?

Rirtiiii. Depuis... je ne lésai pas revu».

r.Rtvit.LB. kst-co une pesquinade, oultrc Ripaille?

t» rotin. Si lu a» perdu «s enfants, à quoi

nous < s In bon?

ripaille. A, les retrouver ! voila ma parade! et pour ccl». H faut d'abord que je ne sois pas penlu... ensuite, il me faut une position qui me dxiiuetoutà U fois et l'indépendance et l'autorité nécessaire .. j’ai choisi relie de rapitaine de vos gardes; j’en adore (uniforme.. , (On entend un bruit de cor.)

graviu*. b n voilà assez. Le roi approche! (Pnx- »< mi à Tarchin.) Le roi! Tarebin, sans -lui, je serai» l'époux de Blanche et je me souderai* peu des revenants. Pourquoi vient il se jeter entre mes mains? (A Ripaille.) Toi. tu viendras me voir demain, au point du jour t (Jf tort.)

tarchin, à Ripaille. Tu me plais I Tu es un coquin J‘ai confiance en loi. Trouve-moi seulement ees deux jeune» gêna, et ne t’inquiète pas du reste. J ai une botte napolitaine au moyen de laquelle il y a toujours mort d'hommes. U n'y a ! Muais assassinat! \A pari, m t'en allant. jA-l-il bleu dit loule la vérité? Je m’eu vais me tirer le» eurtr*. [A Rtpaüle.) AddlO, caro «m ol

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