‹ Frere Tranquille cronique du temps de Charles 8Chapitre 41 sur 59 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

JEAN-LE-BLOND, LA DUCHESSE, DI, ANCHE, (la Duchesse ta droit à Jean- le- B fond ; Planche essaye précipitamment de remettre son masque • u duchesse. Mourir! qu'ai je entendu? Il n'est pas besoin... je vous ai reconnue!

BLAvciir., à part. Qui est cette femme? (ta Duchesse s'arrête devant Jean-te-Bland el le contemple longuement.) (Jue va-t-elle faire?

la Dcruessc, à Jean-le Blond. Nous nous sommes déjà rencontrés uue foi», jeune homme. jevx-i.rblcnd. Je m'en souviens.

la imjciir«i. Oubliez cette rencontre, et portez plus loin vos souvenirs... regardez-moi.

jea.v-le blond. Madame...

LA DCCUUSSR. Regardez-moi encore. . interrogez le passé! cherchez... res traits pâlis par la souffrance, ce visage flétri psr les larmrs, ne vous rappellent-i's pas les jours de votre enfance.

( WoiirrmcNJ de Jean le- Blond; Blanche écoute. D'autre* traits aminés par le bonheur, un autre visage qucmbrllisait le sourire.

jean-le blond. Il me semble, je ne Mis...

la Mronum. Ta voix tremble, ton cœur bat, tu as reconnu la mère I

jrv.x-u-bi.omd. Ma mère! manière! (11 se jette dans ses bras.)

•LANCflS, avec un cri de joie. 8a mère!

iran-le- blond. El le est heureuse de votre joie... N'aurcz-vous pas une bonne parole pour elle?

la niciir.**K, l'arrêtant en faisant un pas vers Blanche. Vous, madame, je n'ai à vous dire qu’une chose: volontairement ou non. celam’imporie peu. vous êtes une vivante imposture BUBOU. Madame...

la duchessr. La duchesse d‘ Armagnac n’eut jamais de fille... el vous avez volé la place de son enfant!...

BLANciiR. Pour oser parler ainsi... qui êtesvous donc?

la duciirsss. Isabelle 1 duchesse de Nemours? BLAMCIIR. Se peut-il?

jran-lr-blomd, reculant. Ma mère... et moi je serais...

la DCCHESMt, montrant Blanche du doigt. Va... elle le savait bien l

jRAN-LE-BLovn, douloureusement. Blanche!

bi.anchr.. Ah ! madame, que vous ai-je fait?

la dl'ciiissi. Ab l ce n’etait pas assez pour Graville et pour toi, de lui avoir pris son nom et s»n héritage... Il vous gênait tous drux puisqu'il visa t . Graville a conçu le plan, tu l'exécutes! Ta as cherché cet enfant ... dans la foule. N'est-ce pas parce que tu l'as appelé, qu'il est venu?... Tu l’as fasriné de tes regards, lu l’as enivré de les dresses, lu lui as mis un bandeau sur les yeux, pourquoi? Four le pousser, ivre et fou qu'il était, le pauvre enfant, sur le chemin de la mort. (Jeanle- Blond se preste sur le *«» de sa mère arec un mouvement de terreur.) la ntiiiiKssR. Il i’a jugée... Il est sauvé.

BLANCriR. Ah! je le savais bien, des larmes derrière le voile qui me cachait le passé, des larme* et du sang derrière le voile qui me rarbait l'avenir. . . j'avais deviné ma destinée. .. (On entend au dehors des cris et des huées.)

la duchesse. Cachons notre bonheur... Il y a encore bien des périls autour de nous I Viens t viens !

jram-li-blond. Ab! je la reverrait je la reverrai*! ( Ils sortent par la gauche.)

blanchi, ou pied de l'escalier. Je sais ee qa'il me reste à faire. [Bile sort lentement, la foule envahit le thêdlre.)

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